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Maxime Daniel «prendre nos repères»
Le 25 janvier 2019

Etape 5, Bitam-Mongomo (120 km)


André Greipel était dépité à Mongomo, petite ville de Guinée Equatoriale ayant servi de cadre à l’arrivée de la cinquième étape de la Tropicale Amissa Bongo. Parfaitement soutenu par ses équipiers, le sprinteur de l’équipe Arkéa-Samsic a pris la sixième place du sprint en faux-plat descendant dont il a eu l’initiative.


Pour l’organisateur, cette étape était historique puisqu’elle est sortie des frontières du Gabon pour faire un passage au Cameroun avant de finir en Guinée. Le tout sur des routes plates qui ont permis à cinq coureurs de s’échapper sans qu’ils aient eu la moindre chance d’éviter un sprint massif.



« Cette étape n’était pas dure, explique Sébastien Hinault, et le circuit à Mongomo proposait de larges avenues. Les cinq équipiers d’André Greipel ont bien travaillé pour lui. On avait décidé de rouler très vite dans le dernier kilomètre pour bien aborder un virage à angle droit à 500 mètres de la ligne d’arrivée. Dans une arrivée en faux-plat descendant, il a voulu lancer et s’est fait déborder par des adversaires profitant de l’aspiration. Il prend la sixième place… Ça ne rigole pas, ça m’énerve. Ce n’était pas non plus une arrivée pour André et comme les étapes ne sont pas longues, personne n’est fatigué et sa puissance ne suffit pas ! L’équipe fait du bon boulot mais André ne gagne pas et ça l’énerve. Aujourd’hui c’était particulier mais les jours passés, il n’y a pas de doute c’était lui le plus fort ! »


De son côté Maxime Daniel analyse la course de son équipe avec sang-froid et en rappelant que cette épreuve au Gabon est celle permettant à ses équipiers et lui-même de prendre leurs repères avec leur sprinteur.


« Hier, nous avons fait quelques erreurs dans le final, dit-il avec franchise, nous devons apprendre à mieux gérer les derniers kilomètres. Aujourd’hui, c’était beaucoup mieux. Je crois qu’on a vraiment bien placé André, mais l’arrivée ne lui convenait pas. C’était un sprint en faux plat descendant qui demandait beaucoup de tonicité, tout le contraire de ses qualités, des sprints en force qu’il affectionne. On ne va pas tout jeter parce qu’on n’a pas encore décroché de victoire. On enchaine les sprints avant d’attaquer la saison en Europe, on prend nos repères, on se rôde. On travaille bien, André est content de notre travail, il a toute notre confiance. On va gagner des courses, c’est sûr. »


Le retour vers l’hôtel a été épique pour les coureurs d’Arkéa-Samsic, le chauffeur de leur bus décidant d’emprunter la piste plutôt que la route en dépit de l’orage. L’occasion de faire des photos ou des vidéos avant un massage bien mérité.


La sixième étape, plus dure, fera un peu plus mal aux jambes et s’achèvera samedi à Oyem, là même où André avait été tassé dans les barrières lors du sprint de la quatrième étape. Nul besoin de lui poser des questions ce soir pour savoir ce qui l’anime.


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