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Warren Barguil: ” Quand j’ai vu que Nairo avait décroché du peloton, je me suis mis à bloc pour l’aider et le soutenir”
Le 13 septembre 2020

Conséquences de sa chute, Nairo Quintana a passé une journée difficile sur l’étape du Grand-Colombier. Il occupe ce soir la 9e place du classement général du Tour de France.


 


Yvon Ledanois, directeur-sportif de l’équipe Arkéa-Samsic


 


« La loi du sport et d’un corps traumatisé par une chute est implacable, c’est en substance le résumé de cette étape. Nous l’avons vu pour nombre de coureurs avant Nairo, sur ce Tour de France. Les chutes sont violentes et laissent des traces. Cette étape était terrible, et nos coureurs se sont battus. Ils n’ont pas baissé les bras. Je retiens cette image de Warren se sacrifiant littéralement dans l’ultime montée en faveur de son leader. Toute l’équipe a été réactive, Kévin est allé dans l’échappée. Demain c’est le deuxième jour de repos, nous allons en profiter totalement, car le Tour n’est pas encore terminé, les étapes à venir sont les plus relevées du parcours. La dernière semaine peut encore réserver des surprises, espérons qu’elles seront belles pour nous ».


Nairo Quintana


« Je savais que ce serait difficile de résister sur cette étape avec l’enchaînement des difficultés jusqu’au sommet du Grand-Colombier. J’ai essayé de le faire, mais la 2e chute que j’ai subie sur ce Tour de France lors de l’étape du Puy-Mary a été dure, car nous roulions très vite. Elle a entraîné beaucoup de douleurs.  Je pensais que je pouvais les supporter. Mais finalement une chute reste une chute, c’est avec mon orgueil et mon cœur que je suis monté en haut du Grand-Colombier. Je vais maintenant tenter de récupérer et terminer sur ce Tour par le haut. Le travail de toute l’équipe a été fondamental pour que je puisse rester en tête de course, et je tiens à remercier tout le monde car sans mes coéquipiers et. Warren j’aurais pu perdre beaucoup plus de temps sur le final de cette étape »


Warren Barguil


« Cette 15è étape était un peu décisive pour le général, on le savait, et d’ailleurs c’est monté très fort dès le premier col. Je suis resté aux côtés de Nairo afin de pouvoir parfaitement l’épauler. J’ai eu un petit coup de chaud au pied de la dernière difficulté, et quand j’ai vu que Nairo avait décroché du peloton principal, je me suis mis à bloc pour l’aider et le soutenir. J’ai tenu ce rôle jusqu’à deux kilomètres sept cents de l’arrivée. J’ai donné mon maximum. Nairo est tombé voici deux jours. Ce n’est pas quelqu’un qui se plaint, mais il a chuté très lourdement le jour du Puy-Mary. Il n’a rien dit afin de protéger l’équipe. J’espère pour lui que cela ira mieux dans les prochains jours, car la bataille n’est pas terminée. Loin de là. Nous n’avons pas tout perdu, du temps a été concédé, certes aujourd’hui, mais nous connaissons aussi le tempérament de Nairo. Il ne lâche rien, d’autres coureurs peuvent aussi craquer. Un top 5 à Paris est encore réalisable, et nous allons tout faire pour que l’équipe Arkéa-Samsic et Nairo puissent y parvenir ».