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Oman. Une crevaison au pire moment
Le 16 février 2019

La première étape du Tour d’Oman s’est passé comme voulue…jusqu’à 7 kilomètres de l’arrivée. « Tout pour le sprint avec André Greipel », c’était le mot d’ordre de la journée, mais notre André a été victime d’une crevaison, au pire moment, et n’a pas pu disputer le sprint.


Sébastien Hinault : « Pour André Greipel, tout s’était bien passé jusqu’à la crevaison. C’est vexant. On avait pris nos responsabilités, Benoît Jarrier a roulé toute la journée. Notre leader a été victime d’une crevaison à six kilomètres de l’arrivée, sur une petite route étroite et ça roulait très vite. Clément et Pipich l’ont attendu pour le replacer mais c’était vraiment trop court et puis il y a eu des rétrécissements à deux kilomètres de l’arrivée qui ont bloqué…


Comme nous, toutes les équipes ont beaucoup crevé aujourd’hui car c’était de la belle route mais aussi de la  « caillase » sur les côtés. Pour notre équipe c’est arrivé au mauvais moment. La crevaison est un fait de course mais c’est rageant. Kristoff, le vainqueur de l’étape, a crevé à 50 kilomètres de l’arrivée et pour lui c’était simple de reprendre sa place dans le peloton… Bref, c’était compliqué !


A cette crevaison, il faut également ajouter l’abandon de Maxime Daniel. Il souffre d’un état grippal et en voyant sa tête au réveil, j’ai compris que ce serait très compliqué. Il a pris le départ et a espéré une course tranquille vent de face. Le peloton a roulé à 45 km/h de moyenne. Maxime a lâché prise au bout d’une heure et a dû se résoudre à l’abandon. Pour autant, on garde le moral et on ne va rien lâcher ! »


André Greipel (22ème) : « Toute la journée nous avons fait du bon boulot, Benoit en particulier. Mais j’ai du changer de roue à 7 kilomètres de l’arrivée. Nous avons tout fait pour que je puisse revenir à l’avant de la course avant les trois derniers kilomètres…et c’était nécessaire d’y être pour jouer la gagne. Le vent était de dos, nous n’étions vraiment pas favorisé car le peloton allait super vite. C’est comme ça.


Benoit Jarrier : « On a assumé notre rôle, ce qui est normal quand on travaille avec un sprinteur de renom. Il fallait un coureur pour emmener le peloton, c’était moi et ça s’est bien passé. Mon compteur m’a annoncé 30 degrés de moyenne, mais il y avait toujours de l’air frais donc au niveau du ressenti c’était parfait pour rouler. Nous étions sur de longues lignes droites, on a traversé deux villages et sur la quatre voies nous en avions deux pour nous, donc il y avait de la place ! Le vent était de 3/4 face, il y a eu une tentative de bordure qui n’a pas fonctionné. Bref, j’ai roulé, et je suis loin d’être frustré même si André n’a pas pu concrétiser  les efforts de la journée. Quand il a crevé, je me suis aussitôt relevé pour l’attendre. J’avais terminé ma « mission » mais il me restait de l’énergie. André crève au pire moment mais c’est le sport. C’était trop court pour revenir. Je ne suis pas du tout frustré, on prend des automatismes tous ensemble, je suis loin d’être frustré d’avoir roulé toute la journée. Pour les prochaines étapes plus dures, on va protéger au mieux Elie. Nous aurons surement un peu plus quartier libre pour nous échapper. Nous allons en discuter ce soir. »