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« Presque » coupure hivernale : recherches posturales
Le 11 décembre 2020

Au travail pendant l’hiver ! Le staff de l’équipe Arkéa-Samsic prépare la saison 2021. Clé essentielle de la performance : la position. Entraîneurs, kinésithérapeutes, ostéopathes, mécaniciens et bien sûr coureurs se sont rendus à Paris pour effectuer des réglages précis afin d’accorder : l’ensemble coureurs-vélos. Flavien Soenen (entraîneur de l’équipe) en charge des études posturales, nous présente le processus :







Flavien Soenen : « Le but est de travailler à 100% avec des compétences internes à l’équipe Arkéa-Samsic : par exemple Julien Dufraisse est kinésithérapeute, Edouard Hervé ostéopathe et moi-même entraineur. Edouard et Julien ont des compétences anatomiques, physiologiques et connaissent ce domaine. Au sein de leur cabinet, ils réalisent fréquemment des études posturales. En tant qu’entraineur, je vais plus me pencher sur les aspects performances, réglementations : les domaines liés directement au terrain. L’idée est de croiser nos compétences et analyses pour proposer aux coureurs des améliorations que l’on n’auraient peut-être pas pu trouver seul. L’équipe a investi dans du très bon matériel d’analyse. L’objectif, c’est d’apporter la compétence humaine aux données brutes que nous apporte le matériel ! »







Le processus : Les bilans : « La première chose à effectuer avec le coureur est un bilan fonctionnel : mobilité et souplesse. Ensuite, en salle de musculation, on fait un bilan physique. Il s’agit là d’un travail d’analyse des niveaux musculaires des abdos et dorsaux nécessaires au maintien postural et également des membres inférieurs spécifiques au cyclisme.







L’avantage de travailler dans les locaux de notre kiné Julien, affilié à Human Fab, c’est que nous pouvons disposer d’une machine isocinétique qui nous permet d’analyser la force développée des deux jambes, selon les différents régimes de contraction musculaire. A partir de cela, on peut observer dans la majorité des cas, une différence. Laquelle peut avoir une incidence et être répercutée par la suite sur la position du coureur sur son vélo. » 







Sur le vélo : « Une fois ces bilans terminés, le coureur monte sur le vélo. On effectue une première photographie de sa position actuelle du coureur. Après celle-ci on va chercher à modifier les défauts identifiés, si besoin, et surtout améliorer le confort de l’athlète. Pour cela, nous faisons une analyse 3D du mouvement de pédalage, passons par du travail vidéo pour connaître les angles d’évolution. Une fois les analyses et modifications effectuées, on utilise une toise de travail, par exemple ici sur le vélo de contre-la-montre. Puis, on observe la surface frontale  du coureur qui va compléter l’analyse 3D. »







« Trouver la balance entre trouver la position la plus aérodynamique possible… mais confortable » 


Flavien Soenen : « Pour le contre-la-montre, quand le coureur est posé le plus aérodynamiquement possible, on va chercher à réduire sa surface frontale. Plus nous obtiendrons une position « aéro » plus le coureur va gagner du temps. Et comme il s’agit d’une course contre-le-temps…plus on gagne de temps, plus on est performant ! Toutefois, il y a une autre donnée très importante : le confort sur le vélo. 


La finalité du travail  est de trouver la balance entre parvenir à la position la plus aérodynamique possible… et confortable à la fois. La première chose à rechercher lorsqu’on fait du vélo : c’est de ce sentir à l’aise dessus, alors on peut y passer des heures. Les coureurs cyclistes professionnels passent 3, 4, 5 ou 6 heures à s’entraîner. Quel que soit le niveau, avoir un certain confort est primordial : pour ne pas se blesser et pour profiter pleinement de ses sorties de sport. 


Profiter de la période de « pause » hivernale. La saison hivernale est la meilleure période pour faire des changements. On ne peut pas modifier les positions en pleine saison, période de grosses charges de travail et d’objectifs pour les coureurs. La coupure hivernale est la période de l’année le plus propice à ce type de changements s’ils s’avèrent nécessaires. Elle permet en effet un temps d’adaptation suffisant aux coureurs avant la reprise des compétitions. »