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Le Team Arkéa, une magnifique aventure humaine
Le 26 juillet 2019

Quatorze coureurs du Team Arkéa ont disputé, dimanche dernier, l’Etape du Tour sur le parcours Albertville – Val Thorens. Exactement celui que Warren Barguil et ses équipiers affronteront samedi. De la théorie à la pratique ! Ce n’est rien de dire que le personnel de la société Arkéa est derrière son équipe cycliste mais les encouragements ne sont pas la seule marque de son soutien. Une équipe de quatorze coureurs a pris part dimanche dernier à l’Etape du Tour sur le parcours de la vingtième étape Albertville-Val Thorens. Comme pour les pros, il y avait au programme des 130 kilomètres le magnifique Cormet de Roselend et le col de Longefoy avant l’interminable ascension de Val Thorens.


Pour le Team Arkéa, cette journée a été l’aboutissement d’un très long investissement, elle a été surtout une magnifique aventure, sportive et humaine. Les quatorze membres de l’équipe ont bouclé le parcours avec en tête Ronan Le Moal, le directeur général d’Arkéa. « Personnellement, dit Ronan Le Moal, ça s’est bien passé. Je finis 280e et je signe le 200e temps sur la montée de Val Thorens. Ce n’est pas mal… C’est la quatrième fois que je participais à l’Etape du Tour. La première fois, je l’avais faite en 2016 avec Emmanuel Hubert et c’est ce jour-là que nous était venue l’idée de créer le Team Arkéa au sein de l’entreprise. Notre idée était de faire profiter le personnel de cette belle expérience. Aujourd’hui, ce Team dépasse tout ce que nous envisagions alors. Dimanche, cette étape entre Albertville et Val Thorens est la plus dure à laquelle j’ai participé. En 2016, il y avait le col de Joux-Plâne mais c’était long de dix kilomètres. En 2017, il y avait deux cols dont  l’Izoard mais il y avait pas mal de vallée. L’an dernier c’était un enchainement Colombière-Romme mais là, avec pour finir l’ascension vers Val Thorens qui est longue de 35 kilomètres, c’était très dur. Il y a eu le Cormet de Roselend et sa descente qui ne laisse pas de répit, la côte de Longefoy qui est annoncée sur 6 kilomètres mais en réalité en fait 10 avant une descente technique. A Moutiers, nous en étions à cent kilomètres et déjà 2.200 mètres de dénivelé. Il en restait 2.300 en 35 kilomètres ! »


Dans ce groupe de 14 coureurs magnifiquement soutenu par le service communication d’Arkéa qui a assuré toute l’organisation de cette expédition, figurait Annaïg Aveline, chargée de clientèle à Brest en agence.



« C’était dur mais on s’y attendait, dit-elle en souriant. On avait fait la reconnaissance en juin, on savait à quoi s’attendre. C’est une satisfaction de l’avoir fait ! Au départ, nous étions 14 coureurs du Team Arkéa. Nous sommes 14 à avoir franchi la ligne d’arrivée mais sur la route on ne reste pas ensemble, chacun gère à sa façon, on va à son rythme du début à la fin mais on n’est jamais seul, il y des coureurs partout. C’était la première fois que je disputais l’Etape du Tour mais je connaissais, mon mari est cycliste, je l’ai accompagné six ou sept fois sur cette épreuve. Cette fois, on a inversé les rôles. Pour ma part, les jambes allaient bien mais j’ai eu de gros soucis de dos 15 jours avant et sur le plat j’étais mal. Pas dans les cols. Les cinq derniers kilomètres ont été les plus difficiles. On a une perspective de ce qui nous attend, on voit les lacets, c’est interminable. On a mal partout mais on ne lâche rien. C’était la troisième édition pour le Team. Pour les deux premières, je ne faisais pas de vélo. En juin 2018, nous avions reçu la visite de Ronan Le Moal dans notre agence et on s’était lancé le défi. Le fait de l’avoir rencontré a été suffisant pour me décider. Je faisais alors de la course à pied, je ne peux plus me passer de mon vélo et j’ai bien envie de rempiler en 2020. J’ai finie très fatiguée mais ça me titille déjà de remonter dessus ! Il faut dire que nous avons vécu cette journée dans des conditions idéales. Tout était parfait pour nous, On a juste à penser à faire du vélo, tout le reste était géré par l’équipe com d’Arkéa, la logistique était parfaite ! »


Même sentiment de plaisir pour Paul-Mikael Menthéour, le fils de l’ancien professionnel Pierre-Henri. Ce conseiller clientèle à Carhaix en agence CMB connaît très bien le vélo, et pour cause !



« J’ai toujours fait du vélo depuis les juniors, explique-t-il, mais j’ai connu des soucis au genou et donc j’ai suivi un parcours de vie classique. C’est à dire trouver un métier qui me plaise. Le vélo je l’ai mis de côté et aujourd’hui, avec l’expérience, j’arrive à en faire à un niveau sympa. Depuis trois ans, Arkéa propose aux salariés de faire acte de candidature à l’étape du Tour mais j’avais déjà fait un truc assez dingue à l’époque de la manifestation pour l’indépendance d’Arkéa. Avec six collègues, nous avions rallié Paris depuis la Bretagne en vélo. Alors l’Etape du Tour était presque une évidence. J’avais déjà monté des cols et ça s’est bien passé, à la différence de la reconnaissance que nous avions faite en juin et où j’avais pris une grosse claque, après avoir fait des sprints avec Cesar Bihel dans les cols. Au milieu de la montée de Val Thorens, je n’avais plus d’essence et les 20 derniers kilomètres je les avais faits à 6 – 7 km/h, soit en deux heures et demi. Une horreur ! Cette fois, je ne me suis pas fait avoir. J’ai fait les deux premiers cols en dedans et dans Val Thorens, j’ai lâché les chevaux. C’était extra. il y avait 16.000 partants et 10.000 arrivants. Pour le Team Arkea, c’était 14 partants et 100% de finishers et ce sont des salariés qui ne roulent pas forcément souvent. Je finis dans les 150 premiers… »


Dans l’aire d’arrivée de l’Etape du Tour, les sourires étaient vraiment de mise et chacun se projetait dans un avenir proche. « J’aime la compétition, assure Ronan Le Moal venu ensuite rendre visite à Warren Barguil et à ses équipiers dans le Tour, mais pour le Team, mon plaisir est là quand tout le monde franchit la ligne d’arrivée. En 2017, hélas, nous avions eu deux abandons, en 2018 tout le monde avait fini dont Gaby la femme de Warren Barguil. Cette année encore, tout le monde a fini. Le Team Arkéa est un projet fédérateur, le sport en général et le vélo en particulier créent des liens réels. Quand on en a bavé ensemble, ca crée du lien. Je constate que c’est devenu un projet d’entreprise, les équipiers viennent de toute la France et sont accaparés par ce projet pendant six mois. Nous avons tous la chance d’être accompagnés par l’équipe de communication d’Arkéa qui est géniale et organise tout super bien, par le staff d’Arkéa-Samic qui nous accompagne et avec qui nous avions reconnu cette étape en juin. Ces journées sont des souvenirs hallucinants. Sans que ce ne soit ‘’surmarkété’’, ce sont des moments de vie capturés. La boite permet à des gens de s’épanouir là-dedans et ça crée un supplément d’âme. C’est une belle aventure dont les gens disent du bien. »


Pour récupérer de son effort, Annaïg n’est pas mécontente de son lieu de vacances avec sa famille en ce mois de juillet. Elle séjourne à Bourg-Saint-Maurice. « Je suis en vacances non loin de Moutiers, dit-elle, et je suis très heureuse d’être sur le bord de la route, samedi, pour encourager les coureurs d’Arkéa-Samsic ». Pour sa part Paul-Mikael n’a pas eu le temps de profiter pleinement de son bonheur sportif. Un bonheur plus grand l’attendait en Bretagne. « Ma petite fille Ambre n’a pas attendu mon retour, dit-il, elle est née plus vite que ce que nous envisagions. Je suis très très heureux de ce week-end…»