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Thomas Boudat : « Tout m’a séduit »
Le 2 décembre 2019
Thomas Boudat lors de la balade « Arkéa-Samsic »
Crédit photo Arkéa-Samsic-Elen Riux

Programme prévisionnel 2020


Thomas Boudat est un coureur qui gagne chez les professionnels : Clasica Corsica, étape sur le Tour d’Andalousie, Cholet-Pays-de-la-Loire figurent, en effet; à son palmarès, sans oublier son titre de Champion du Monde 2014 sur piste, en Omnium, à Cali, en Colombie. 


Nouveau venu au sein de l’équipe Arkéa-Samsic, il étrennera ses nouvelles couleurs sur les routes de la Marseillaise 2020 avant d’enchaîner rapidement avec l’Étoile de Bessèges. Entretien.


Arkéa-Samsic :  Quel discours Emmanuel Hubert, manager général de l’équipe Arkéa-Samsic, vous a-t-il tenu, afin de vous recruter, Thomas ?


Thomas Boudat : « Il m’a dit tout d’abord que nous avions tous deux une passion commune : l’onoelogie ! Partant de là, il a de suite bien commencé l’amorce d’une discussion entre nous ! (rires). Au-delà de cela, c’est le projet global de l’équipe qui m’a séduit avec cette double polarisation de l’effectif : un groupe grimpeurs-courses par étapes, et autre groupe, sprinteurs. On sent que l’équipe a, déjà pas mal évolué par le passé, mais que désormais, elle, souhaite vraiment marquer son passage au rang de grosse formation professionnelle. Nous sentons tous que nous amorçons un virage important. Le manager de l’équipe Arkéa-Samsic, Emmanuel Hubert a pris les bonnes décisions en matière de recrutement afin de faire grandir son équipe dans le but de lui permettre dans le futur de compter parmi les meilleures formations du peloton professionnel international. C’est donc très motivant d’appartenir à un projet qui prend une telle ampleur ».


Arkéa-Samsic : Vous allez disposer de cartes blanches afin de pouvoir vous exprimer sur certaines épreuves. Cette confiance doit vous motiver ?


Thomas Boudat : « Oui ! C’est ce qui a été prévu avec l’équipe, je dois avoir la possibilité de jouer ma carte sur certaines épreuves auxquelles je vais être amené à participer.  Je sais que la direction sportive de l’équipe Arkéa-Samsic, m’attend, par exemple, en début de saison sur la Clasica Almeiria, en Espagne. Cette compétition, en plus, me plaît, mais surtout elle me convient, puisqu’en 2019, je comptais parmi les coureurs qui ont joué la victoire. Je pense que si j’ai deux coureurs à mes côtés dans le final, cette année, je peux être en capacité de faire mieux. Je vais aussi disputer les sprints sur l’Étoile de Bessèges à l’occasion des étapes dévolues aux sprinters en début de semaine, puis, par la suite, je me mettrais au service des grimpeurs afin qu’ils puissent essayer de viser un bon classement général. L’Étoile de Bessèges, ce sera une grosse semaine pour moi ».


Arkéa-Samsic : Les classiques du Nord sont aussi inscrites sur votre programme de début de saison 2020, vous allez les disputer dans quel état d’esprit ?


Thomas Boudat : « Ce sont des épreuves que je ne connais pas encore très bien. Je ne dispose pas d’une grande expérience de ces compétitions. Je pense que ce sont des courses qu’il convient de maîtriser parfaitement avant de songer à y briller, un jour dessus. Je vais donc aller sur ces épreuves dans le but d’apprendre, d’emmagasiner de l’expérience en vue du futur. Il faut connaître ces routes par cœur, savoir si on tourne à gauche, à droite. Les classiques Belges demandent que nous les maîtrisions à la perfection. Je connais Kuurne-Bruxelles-Kuurne, et d’ailleurs tout le monde sait à quel endroit la course se joue. Si on n’est pas placé au Vieux Quaremont, c’est terminé. Une chose est certaine, j’aime ce genre de compétitions. Pourquoi ? Parce qu’elles correspondent à mes caractéristiques physiques. C’est une répétition d’efforts courts sur toute la durée de la course, mais qui sont très violents, un peu à l’identique de ceux que l’on peut fournir lorsqu’on évolue à haut-niveau sur la piste. Il convient aussi de gagner en maîtrise du pilotage sur les pavés ».


Arkéa-Samsic : Vous vous définissez comme quel type de sprinter, Thomas ?


Thomas Boudat : « Comme un sprinteur qui passe bien les bosses. Je ne suis pas du style sprinteur puissant sur les arrivées à plat, mais je peux, en revanche, faire des sprints très longs. Quand il s’agit de sprints en petit comité, lorsque la sélection s’est faite en amont de l’arrivée, je suis souvent franchement à mon avantage. Je parviens à bien limiter la casse dans les bosses dites pour « puncheurs », et, surtout,  je ne perds quasiment rien sur mon pic de puissance au bout de deux cents kilomètres ».


Arkéa-Samsic : L’équipe dispose désormais d’un pôle performance structuré, avec trois entraîneurs, dont celui qui sera amené à te suivre, Flavien Soenen. Cette structuration du pôle performance de l’équipe a-t-elle été, aussi, un choix déterminant dans votre décision de signer en faveur de Arkéa-Samsic pour la saison 2020 ?


Thomas Boudat : « Oui. Nous allons en effet cette année bénéficier de conseils personnalisés sur les entraînements. Moi, comme vous l’avez mentionné, mon référent sera Flavien Soenen. Nos trois entraîneurs possèdent tous un profil bien défini, ce qui est forcément riche pour l’ensemble de l’équipe. Lorsque Emmanuel Hubert m’a exposé le projet Arkéa-Samsic, 2020, dans sa globalité, il m’a annoncé le matériel dont nous allons disposer en début d’année prochaine. Cela a été également un facteur influent de mon choix.  Il y avait en fait de multiples facteurs stimulants à mes yeux pour que je fasse partie en 2020 de Arkéa-Samsic. L’équipe aujourd’hui se définit comme une grande formation. Elle en possède en effet toutes les formes, maintenant à nous, coureurs, avec l’aide de la direction-sportive, du staff : d’inscrire tout cela dans le marbre avec les résultats qui doivent aller de pair avec cette envie d’appartenir au peloton des plus grandes équipes cyclistes professionnelles internationales ».


Arkéa-Samsic : Thomas, pouvez-vous nous dire , enfin, quelques mots à propos du premier stage de l’équipe, à Cicé-Blossac. Que retirez-vous de ce premier regroupement effectué avec votre future équipe Arkéa-Samsic ?


Thomas Boudat : « C’était très bien. Il y avait un peu la barrière de la langue entre les Colombiens et nous, mais leurs sourires ont très vite indiqué a tout le monde qu’ils se sentaient bien parmi nous. C’est important que l’ensemble du groupe vive bien dès le départ, et ce fut le cas. Il y a eu de suite une bonne osmose entre nous tous. L’état d’esprit qui règne au sein de la formation Arkéa-Samsic est bon enfant, tout le monde est là pour s’entre-aider. On sent que les anciens sont-là pour fixer les règles, donner la ligne de conduite à suivre. L’effectif toutefois reste jeune, cela pousse donc tout le monde vers le haut. Il y a comme un effet booster ».


Son programme



  • La Marseillaise (2 février 2020)

  • L’Étoile de Bessèges (5 au 9 février 2020)

  • La Clasica Almeiría (16 février 2020)

  • Kuurne-Bruxelles-Kuurne (1er mars 2020)

  • Grand Prix Samyn (3 mars 2020)

  • Paris-Nice (8 au 15 mars 2020)*

  • Classic Loire Atlantique (28 mars 2020)

  • Cholet-Pays de la Loire (29 mars 2020)

  • Route Adélie de Vitré (3 avril 2020)

  • Tour de la Sarthe (7 au 10 avril 2020)

  • Paris-Camembert (14 avril 2020)

  • Tro Bro Léon (19 avril 2020)