Nos actualités
Tour de France #19 – “Avec deux bras, deux jambes, tu peux gagner”
Le 21 juillet 2017

A trois jours des Champs, on savait que l’échappée allait être convoitée et disputée. Il faudra attendre près d’une heure avant de voir le groupe de tête se dessiner. Parmi les fuyards, on retrouve Elie Gesbert, Romain Hardy et Pierre-Luc Périchon. Le peloton laisse filer et les vingt hommes de tête creusent l’écart. Les attaques se multiplient dans le final, Elie Gesbert se retrouve dans la bonne cassure. Le breton joue avec ses armes et tente de s’isoler. Malgré son envie, le benjamin du Tour ne peut empêcher la victoire de Boasson Hagen à Salon de Provence. Bilan de la journée : Elie Gesbert se classe 7ème, Pierre-Luc Périchon clôt le top 10 et notre formation remporte le classement par équipes du jour.


Elie Gesbert :

« À 40kms de l’arrivée, on savait que le vainqueur de l’étape était parmi nous. Je pensais simplement à courir juste et à m’économiser pour placer la bonne attaque au bon moment. Je savais qu’il y avait plus rapide que moi, il fallait essayer de les piéger. Dans les derniers kilomètres, on m’encourageait dans l’oreillette, j’entendais Denis Leproux depuis la voiture mais aussi mes coéquipiers. Ils me disaient « tu as deux bras deux jambes et tu peux aussi aller gagner ! ». Il ne fallait pas faire de complexe, tout donner et faire sa course. Je suis content de cette septième place même si à un moment j’y ai cru. Etre là, dans le final, pour disputer la gagne d’une étape du Tour c’est exceptionnel. »


Pierre-Luc Périchon :

« Ça a bataillé en début d’étape pour aller dans l’échappée, on a accompagné tous les coups. Maxime, Elie puis Flo ont tenté leur chance et finalement on s’est retrouvés à trois dans la bonne échappée. On savait que la Sky ne roulerait pas, toutes les équipes de sprinteurs étaient représentées à l’avant donc on était presque sûrs d’aller au bout. Etre en surnombre était un avantage, on a pu accompagner les attaques mais aussi les provoquer. On fait une super course même s’il n’y a pas de victoire d’étape ! Quand on prend part à une échappée qui va au bout, on se prend à rêver et on aimerait jouer sa carte personnelle mais Elie fait un très beau final, collectivement on n’a pas grand chose à se reprocher. Personnellement, j’avais à cœur de me donner à fond jusqu’à la fin du Tour aujourd’hui j’aborde les deux dernières étapes avec peu de regrets. »


Romain Hardy :

« Depuis le début du Tour, on essaye de courir avec un coup d’avance et ça a souri aujourd’hui. Dans le final, on a pris une cassure avec Pierre-Luc mais on avait Elie devant, il fait trois superbes semaines, il a fait un bon travail pour l’équipe, il méritait de pouvoir jouer sa carte. Je suis content pour lui. Aujourd’hui, on gagne le classement par équipes et on se classe huitième du général, ça prouve la force de notre collectif. »


Denis Leproux (directeur sportif) :

« Elie a du cran ! Il a attaqué alors qu’il était entouré de cadors, j’aime cet état d’esprit. Il a pris des risques, on y a cru, il ira loin c’est sûr. On est en troisième semaine, il est le benjamin du Tour et il arrive à jouer dans le final et à accrocher un Top 10, c’est très prometteur ! »