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Tour de France #7 – Dan McLay : “Me faire confiance”
Le 7 juillet 2017

On ne pourra pas nous reprocher de ne pas tenter sur cette première semaine du Tour de France. Maxime Bouet avait senti le vent se lever. Parti dans l’échappée, « le Blond » a voulu anticiper les coups de force des équipes de sprinteurs mais pas de bordure sur cette septième étape. Les quatre fuyards du jour sont repris à 6 kilomètres de l’arrivée pour laisser place à un sprint millimétré. Il faut sortir la photo finish pour départager Kittel et Boasson Hagen, l’allemand réalise la passe de trois. Dan McLay est dixième.


Dan McLay :

« C’était un final très rapide, j’ai essayé de rester dans les roues le plus longtemps possible et finalement j’ai attendu un peu trop longtemps avant de déclencher mon sprint. Je me suis retrouvé coincé contre les barrières, j’ai mis 100 mètres à me dégager et à pouvoir lancer mon effort. C’est ma faute, j’aurais dû me faire davantage confiance et démarrer mon sprint plus tôt. Mais, je suis loin d’être découragé pour la suite, bien au contraire. Je vais souffrir les deux prochains jours, je me suis préparé pour cela et ensuite j’essayerai de faire le sprint parfait. Toute l’équipe, Flo, Romain, PLP, fait un travail incroyable pour moi, il faut simplement que je me fasse confiance. Il y a une forte densité de très bons sprinteurs, cette année, on l’a encore constaté aujourd’hui, mais une surprise n’est pas impossible. »


Maxime Bouet :

« Ça pouvait ressembler à une échappée suicidaire sur le papier, mais il y avait un vrai coup à jouer sur cette étape propice aux bordures. Je voulais anticiper l’accélération du peloton, pour éventuellement me faire reprendre par le premier groupe mais ça ne s’est pas passé comme ça. On est déjà à la septième étape, je tente des choses, je ne veux surtout pas arriver sur les Champs avec des regrets. Pour être honnête, je m’ennuyais un peu dans le peloton, ce n’est pas mon truc de « faire le mouton » (rires), je voulais mouiller le maillot. A l’arrivée, il y a un peu de frustration de ne pas avoir le prix de la combativité, quand on voit le peloton revenir sur nous on se raccroche à cela. C’est sûr, ce n’est pas une victoire d’étape, mais monter sur le podium du Tour n’est pas négligeable. C’est une course à part, la plus belle du monde. Pendant l’échappée, j’ai pris le temps de regarder tous ces gens qui m’encourageaient, ils avaient le sourire, ce sont des émotions que l’on peut vivre uniquement sur la grande boucle. »


Sébastien Hinault (directeur sportif) :

« On reste sur notre faim, il avait les jambes pour faire mieux. Il est à nouveau dans le top 10 mais s’il avait eu un peu plus confiance en lui, il était capable de viser un top 5, tout comme hier. C’est dommage, mais ça reste une belle place. Le sprint ça se joue à l’instinct, au mental et il faut réfléchir en moins d’une seconde. Il hésite puis se met dans la roue de Démare en pensant faire une belle remontée mais finalement il était plus fort que lui et doit lancer avant lui. Je reste persuadé qu’on peut obtenir un meilleur résultat. »