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Warren Barguil : « Faire ma course et essayer de gagner »
Le 3 mars 2019

Après avoir joué de malchance sur la Classic de l’Ardèche, avec la chute de Warren Barguil, notre équipe se présentait déterminée au départ de la Drôme Classic. Toute la journée, nos leaders Warren Barguil et Elie Gesbert ont été parfaitement protégés par leurs coéquipiers. Dans un final haletant, on a retrouvé nos deux coureurs à l’attaque dans toutes les difficultés. Dans la dernière montée du jour, le mur d’Allex, Alexis Vuillermoz fait la différence pour aller chercher un succès en solitaire. Warren Barguil, resté au contact, revient sur Valentin Madouas, mais le coureur de Groupama-FDJ le devance d’un boyau sur la ligne. Warren Barguil est troisième.


Warren Barguil (3e): « Ce matin, je n’étais pas sûr de mes billes. Je savais que j’avais bien travaillé mais j’avais mal aux côtes suite à ma chute d’hier, surtout lors des relances. C’était une chute un peu bête mais c’est comme ça. Aujourd’hui, je voulais simplement faire ma course et essayer de gagner. Les gars ont fait un gros travail toute la journée, déjà hier ils m’avaient bien protégé. À 25kms de l’arrivée, j’ai attaqué en haut d’une difficulté avec Calmejane et Bardet ensuite c’était un peu la loterie, il fallait être placé, faire les efforts au bon moment. Je me suis retrouvé dans le premier groupe avant le Mur d’Allex, mais juste avant j’avais fait un effort pour rentrer sur trois coureurs, je l’ai un peu payé dans les derniers mètres mais Alexis Vuillermoz était le plus fort dans cette montée. J’ai attaqué pour essayer de revenir, mais finalement je fais troisième. Je suis content de montrer que le Tour de Provence était simplement un coup de moins bien. Maintenant retour en Bretagne avant de se préparer pour Paris Nice. »



Elie Gesbert : « Le final devait être sympa à voir à la télévision même si ça piquait quand même pour nous (rires). Je devais me réserver pour le final et ensuite dynamiter la course, même si je manquais un peu de jus je pense qu’on a bien respecté les consignes. Les 20 derniers kilomètres étaient vraiment stratégiques. C’était un avantage d’être avec Warren, on communiquait beaucoup pour dire qui devait attaquer ou sauter dans le coup. Forcément, il y a un peu de déception de pas être dans le premier groupe pour la dernière montée, ça a cassé sur le plat au moment ou j’étais un peu moins bien placé et je l’ai payé. Warren était lui dans le bon groupe et il est allé nous chercher un résultat donc pour nous le bilan est positif. On a fait un bon dimanche, dans le bus à l’arrivée on a regardé les 20 derniers kilomètres de Kuurne-Bruxelles-Kuurne, c’était sympa de voir que les gars marchaient bien en Belgique. »


Roger Tréhin : « J’ai vu une équipe solidaire toute la journée. Dans le final, Warren et Elie se sont mis en évidence, mais pour les voir à l’avant dans les moments décisifs, il a fallu que les cinq autres travaillent toute la journée. À 40 kilomètres de l’arrivée, on a attaqué, on voulait de la bagarre pour durcir la course. Les 25 derniers kilomètres n’étaient pas faciles à gérer, il y avait des difficultés mais aussi du plat, Warren a bien senti la course. S’il reste avec Bardet et Calmejane, il arrive pour la place de 7. Dans le dernier raidar, Warren a attaqué pour revenir sur Vuillermoz, mais le trou était déjà fait.  Le comportement de toute l’équipe était le bon, nos leaders ont répondu présent et on accroche un résultat. Ce qu’on a fait aujourd’hui, c’est très bien, mais quand on ne gagne pas on a forcément des regrets. On sait qu’on peut aller plus loin. »