Nos actualités
Warren Barguil reste en course pour un Top 10
Le 25 juillet 2019

Naïro Quintana (Movistar) a gagné en solitaire la première étape des Alpes marquée par l’échappée d’Amaël Moinard et le Colombien en a profité pour s‘installer dans le Top 10 du Tour de France. Douzième du classement général, Warren Barguil a reconnu ne pas être dans une grande journée mais il est toujours au contact des meilleurs et reste en course pour atteindre son objectif.


Yvon Ledanois – directeur sportif : « La course des costauds a commencé quand Bernal (Team Ineos) a attaqué à 3 kilomètres du sommet. Jusque-là, le peloton maillot jaune a roulé tempo mais ça a été très rapide depuis le départ. Trente-quatre coureurs se sont échappés dont Amaël Moinard. C’était important qu’il soit là. Il a tout donné pour passer les cols de Vars et d’Izoard à l’avant et il a ravitaillé Warren Barguil à la sortie de Briançon. Warren n’était pas dans un super jour et dans ces conditions, c’est bien qu’il se soit accroché et qu’il finisse au contact des meilleurs. Désormais il va y avoir deux courses, celle pour gagner le Tour et celle du Top 10 dont l’équipe Arkéa-Samsic fait partie. Le jour où il sera super bien, Warren devra courir juste. Demain et après-demain, ce sera violent. De la part d’Ineos avec Bernal et Thomas qui peuvent déstabiliser Alaphilippe. En direction de Tignes, ce sera très difficile et très tôt avec une approche du col de l’Iseran qui va peser dans les jambes.»



Warren Barguil (12e du CG) : « J’étais bien dans l’Izoard, je n’étais pas super dans le Galibier. Il ne me manque pas grand chose pour basculer avec les meilleurs mais je savais que ce serait difficile de revenir dans la descente. J’ai fait une bonne descente mais je suis resté prudent. J’ai vu George Bennett tomber devant moi.  J’ai un bon niveau, j’étais un peu moins bien aujourd’hui, j’espère que c’était ma mauvaise journée du Tour. »



Amael Moinard : «  Prendre l’échappée fut une première grosse bataille. Ça a mis du temps à sortir, on y est allé à tour de rôle. Le bon coup est parti vite et en costaud, c’était un bon point pour moi d’être dedans. Je me suis accroché dans l’Izoard et j’ai été repris à Briançon par le groupe de Warren. J’étais à bloc mais je l’ai abrité du vent jusqu’au pied du Lautaret, je lui ai donné un dernier bidon et je me suis écarté. J’ai pris mon temps pour la dernière difficulté, mais ce n’est pas pour ça que j’ai profité du paysage. J’étais bien occupé, je me concentrais pour me faire le moins mal possible. Dans les deux prochains jours, je pense qu’il n’y aura pas beaucoup de surprises et que ça sera une explication entre les meilleurs. Pour nous, il faudra prendre un coup d’avance, pour être avec Warren à l’amorce de la dernière difficulté. »