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Yvon Caër : « J’aime détecter et former les jeunes coureurs »
Le 31 mars 2020

Directeur-sportif au sein de notre équipe, Yvon Caër est proche de Nacer Bouhanni, dont il est le « D.S » référent, mais aussi il aime détecter, former, et transmettre son expérience aux jeunes coureurs qu’il repère et intègre à la structure Arkéa-Samsic Developpement, antichambre de l’équipe professionnelle en quelque sorte, et dont sont issus, par exemple, Thibault Guernalec et Alan Riou.


Arkéa-Samsic : Yvon, pouvez-vous vous présenter ?


Yvon Caër : « J’ai été coureur dans les rangs amateurs, et j’ai couru jusqu’à l’âge de 35 ans. J’ai eu un niveau correct dans cette catégorie. J’ai pris la décision de quitter la Bretagne a l’âge de 18 ans afin de poursuivre mes études à Strasbourg, pour devenir professeur d’EPS. J’ai associé mon métier et ma passion jusqu’en 2003. J’ai couru en Alsace sous les couleurs de la Pédale de Haguenau, et j’avais de très bonnes relations avec le président de l’époque. Lui et moi nous avons décidé de nous consacrer à la formation des jeunes coureurs, et nous avons créé une DN1 Espoirs ».


 


Arkéa-Samsic : C’est à ce moment-là que vous avez contracté la passion pour la formation, la direction-sportive auprès de coureurs ?


Yvon Caër : « Oui. Diriger des coureurs m’a procuré de suite une forme d’adrénaline, je retrouvais quelque peu celle que j’avais en qualité de coureur. Et puis, il y avait aussi cette forme de plaisir de transmettre en quelque sorte son savoir, son expérience auprès de jeunes demandeurs en termes de culture cyclisme. J’ai vécu de superbes moments en faisant grandir cette structure. Je rentre en Bretagne en 2006 ».


 


Arkéa-Samsic : Et à ce moment-là, vous vous mettez au service du cyclisme Breton ?


Yvon Caër : « Oui. J’ai répondu favorablement à une sollicitude que m’avait faite François Leverge. Il voulait que je rejoigne le BIC 2000, et son souhait était que j’accompagne les jeunes du club. Ce que j’ai fait de 2006 à 2010, en vendant notre projet au tissu économique local. Nous avons permis à de jeunes coureurs pétris de talents tels que Olivier Le Gac, Maxime Cam, Franck Bonnamour, Romain Le Roux et Valentin Madouas de passer dans les rangs professionnels. La fin de cycles a été pour moi 2010. J’ai conservé cet esprit qui reste celui d’un compétiteur, avec pour but de faire grandir une structure et de ne pas l’entretenir, forcément. Par conséquent,  j’ai voulu aller voir un autre projet. C’est à ce moment-là que Emmanuel Hubert m’a tendu la main et m’a donné l’opportunité de découvrir le milieu professionnel à mi-temps pendant quatre ans, tout en restant enseignant l’autre partie de mon emploi du  temps. Certaines personnes avant que je prenne ce chemin m’ont dit « le monde des pros, c’est un milieu de requins, tu vas voir ». Je n’ai rien vu de tout cela, pour ma part. Surtout pas chez Arkéa-Samsic ou les mots solidarité, entre-aide ne sont pas vains ».


 


Arkéa-Samsic : Vous avez depuis saisi l’opportunité d’être directeur-sportif chez les professionnels à plein temps ?


 


« Nacer Bouhanni  est quelqu’un d’honnête »


Yvon Caër : « Oui ! Et j’ai en charge, en plus, vu mon parcours de professeur,  la détection et la formation des jeunes coureurs. Je m’occupe donc de la structure Arkéa-Samsic développement, je fais la passerelle entre le monde en amateurs et le professionnalisme. J’essaye de repérer de jeunes coureurs possédant un bon potentiel qu’ils soient juniors ou espoirs, et ils sont intégrés à notre structure Arkéa-Samsic développement. Nous les accompagnons, suivons leur parcours sportif et scolaire aussi, et pour certains d’entre eux, ils accèdent au statut de coureur professionnel ».


 


Arkéa-Samsic : Vous êtes aussi le directeur-sportif référent de Nacer Bouhanni ?


Yvon Caër : « Oui. Emmanuel Hubert, le Manager Général de notre équipe, savait que j’avais fait en grande partie ma carrière dans l’Est de la France, région natale de Nacer. Nous avons donc des connaissances communes. Je n’ai eu de la part de ces personnes que des retours positifs de la part de personnes que nous connaissons en commun dans l’Est de la France. J’ai de suite bien accroché avec lui, et ce dès nos premiers échanges, car il est foncièrement honnête et transparent, avec de grandes caractéristiques de champion. Il ressemble pour moi à Warren, sur le plan humain. Ils se sont tous deux au fil du temps forgés une sorte de carapace par rapport aux attaques qu’ils ont essuyé, mais derrière tout cela ce qui reste quand on les connaît : c’est une grande passion pour leur métier, un grand professionnalisme et une honnêteté à toute épreuve. Humainement aussi quelle richesse tous les deux, et surtout ils sont viscéralement droits ».


 


Arkéa-Samsic