Dimanche 28 juin 2026, le circuit de La Tour-du-Pin a vécu une journée mémorable. Romain Grégoire nouveau champion de France sur route 2026, sous les couleurs de Groupama-FDJ, a signé une victoire en solitaire au sommet de la dernière montée, distançant ses rivaux à 3,2 km de la ligne. Une performance de haut niveau, fruit d’une course maîtrisée et d’un objectif clairement visé par toute l’équipe. Un rêve devenu réalité pour ce coureur de 23 ans, désormais titré aux championnats.
En bref
- Romain Grégoire remporte les championnats de France sur route 2026 à La Tour-du-Pin, en attaquant seul à 3,2 km de l’arrivée.
- Paul Lapeira (2e, +13 s) et Joris Delbove (3e, +14 s) complètent le podium.
- La chaleur pousse les organisateurs à réduire la distance de 241 km à 225 km.
- Groupama-FDJ United domine collectivement la course grâce à un plan tactique précis, avec un rôle clé de Clément Berthet.
- Grégoire portera le maillot tricolore sur le Tour de France 2026, son prochain grand objectif.
Romain Grégoire nouveau champion de France sur route 2026 : récit d’une victoire à La Tour-du-Pin
Romain Grégoire est nouveau champion de France sur route 2026. Le coureur de 23 ans, sous les couleurs de Groupama-FDJ United, s’est imposé ce dimanche 28 juin 2026 à La Tour-du-Pin, en Isère, au terme d’une course de 225 km. Il a attaqué en solitaire dans la dernière ascension, à 3,2 km de l’arrivée, et personne n’a pu le suivre. Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM Team) prend la deuxième place à 13 secondes, Joris Delbove (Team TotalEnergies) complète le podium à 14 secondes.
Comment Grégoire a fait la différence dans le final
Tout s’est joué dans les derniers kilomètres. À 19 km de l’arrivée, un groupe de six coureurs prend le large lors de l’avant-dernière ascension de Béjui : Léo Bisiaux, Alex Baudin, Romain Grégoire, Clément Berthet, Joris Delbove et Paul Lapeira. Romain Grégoire triomphe en étant dans le bon wagon, bien placé, bien entouré.
C’est dans l’ultime montée, à 3,2 km du but, que tout bascule. Grégoire accélère, personne ne peut suivre son rythme. Il file vers la ligne en solitaire, les bras écartés, conscient de ce qu’il vient d’accomplir.
Un moment qu’il qualifie lui-même de « dingue », en pensant à toute l’équipe — les coureurs, mais aussi les 120 salariés qui travaillent dans l’ombre chaque jour. Le maillot tricolore, il le dédie à chacun d’eux.
Réactions à chaud : entre rêve accompli et objectifs à venir
Dans les minutes qui suivent l’arrivée, les réactions sont variées. Alex Baudin, 4e, reconnaît que ce n’est pas la première fois : c’est la troisième fois qu’il accroche cette position aux championnats de France. Il assume, sans amertume, et voit dans cette course une bonne préparation pour le Tour de France.
Benoît Cosnefroy ne cache pas que la chaleur l’a mis à genoux. Il admet que Grégoire était tout simplement injouable ce jour-là. Valentin Paret-Peintre parle d’une course d’usure, rendue encore plus difficile par les températures. Sa conclusion est simple : le plus fort a gagné.
Joris Delbove, 3e, est sans doute la belle surprise de ces championnats. Le coureur de Team TotalEnergies n’était pas forcément attendu sur le podium, et il y figure avec 14 secondes de retard sur le vainqueur. Une performance qui ne passera pas inaperçue.
Le circuit de La Tour-du-Pin : un terrain exigeant pour un coureur complet
Le circuit isérois de La Tour-du-Pin est clairement taillé pour les puncheurs. Des montées courtes mais raides, enchaînées à un rythme soutenu : ce type de terrain ne laisse aucune place aux coureurs qui manquent d’explosivité. Grégoire, justement, coche toutes les cases.
L’ascension de Béjui, avec ses 8,4 % de pente sur 1 km, est le passage-clé du final. Elle sélectionne, fatigue les jambes, et force les équipes à se positionner tôt. Ce circuit demande autant de puissance que de lucidité tactique — deux qualités que Grégoire a su parfaitement combiner sur cette journée.
Météo, rythme et moments-clés de la journée
La chaleur a été l’adversaire numéro un de la journée. Pour protéger les coureurs, les organisateurs ont décidé de supprimer un tour, ramenant la distance finale à 225 km au lieu des 241 km prévus initialement. Une décision sage, même si le parcours reste éprouvant.
Plusieurs coureurs ont souffert. La chaleur a redistribué les cartes, éliminant ceux qui ne géraient pas bien leur effort dans ces conditions. À 41 km de l’arrivée, un regroupement général remet tout le monde à égalité — momentanément. C’est à partir de là que la course s’est vraiment jouée, ascension après ascension.
Le classement final illustre l’écart creusé dans le final :
- 1. Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) — 5 h 12 min 47 s
- 2. Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM Team) — + 13 s
- 3. Joris Delbove (Team TotalEnergies) — + 14 s
- 4. Alex Baudin (EF Education-EasyPost) — + 22 s
- 5. Léo Bisiaux (Decathlon CMA CGM Team) — + 26 s
- 10. Dorian Godon (Netcompany INEOS) — + 1 min 29 s
Dorian Godon, tenant du titre 2025, ne conserve pas son maillot tricolore. Il termine 10e, à plus d’une minute et demie du vainqueur. Un résultat qui illustre à quel point la chaleur et le rythme imposé ont fait des dégâts dans le peloton.
Lecture tactique et choix décisifs : la victoire ne doit rien au hasard
Grégoire n’a pas improvisé. Sa victoire est le fruit d’une lecture de course froide et précise. Quand l’échappée du jour a compté jusqu’à 2 min 15 d’avance sur le peloton, il n’a pas paniqué. Il était bien entouré, et l’équipe savait qu’il n’y avait pas le feu.
Le plan était clair : rester dans les bons coups, économiser des forces, et attendre la dernière bosse pour tout donner. L’attaque en solitaire à 3,2 km de l’arrivée n’est pas un coup de folie — c’est un choix calculé, au bon moment, avec les bonnes jambes.
Partir seul dans la dernière montée, c’est le scénario idéal pour un coureur de ce profil : assez de puissance pour faire exploser le groupe, assez de tenue pour tenir jusqu’à la ligne.
Le rôle de l’équipe Groupama-FDJ : contrôle, placements et soutien vers la victoire
Derrière la victoire individuelle de Grégoire, il y a un travail collectif bien huilé. Groupama-FDJ United s’était présenté au départ avec 33 coureurs — la plus grande délégation de la journée, loin devant TotalEnergies (28) et Decathlon CMA CGM (8). Un rapport de force qui n’a rien d’anodin.
Clément Berthet a joué un rôle-clé dans la dernière partie de course. Son relais final, au service de Grégoire, a permis de maintenir l’intensité dans le groupe des six avant l’attaque décisive. L’équipe avait un plan, elle l’a appliqué sans se laisser déstabiliser, même quand la situation semblait incertaine.
Berthet l’explique simplement : l’objectif était de déposer Grégoire dans la dernière bosse dans les meilleures conditions possibles. Mission accomplie. La gestion de l’effort sous la chaleur, la solidarité entre coéquipiers, la discipline tactique — tout cela a contribué autant que les jambes du champion.
Ce que ce titre change pour la suite : statut, calendrier et ambitions 2026
Porter le maillot tricolore, ce n’est pas qu’un symbole. C’est une responsabilité, et Grégoire en est conscient. Pendant les trois semaines du Tour de France, il roulera en bleu-blanc-rouge, avec l’envie clairement affichée de faire briller ces couleurs sur la plus grande course du monde.
À seulement 23 ans, Romain Grégoire s’installe un peu plus dans le paysage du cyclisme français. Ce titre vient confirmer une progression constante, et envoie un signal fort avant le Tour. Il ne s’agit plus d’un jeune coureur prometteur — il s’agit désormais d’un champion, avec toute la légitimité que cela implique.
Pour l’équipe Groupama-FDJ United, cette performance est aussi un message : le collectif fonctionne, les leaders sont identifiés, et les ambitions pour la suite de la saison sont intactes. Le Tour de France s’annonce comme le prochain grand objectif, et le maillot de champion de France sera, à n’en pas douter, l’un des plus beaux à suivre dans le peloton.
FAQ
Qui est champion de France de vélo sur route ?
Qui est champion de France de vélo sur route ? Romain Grégoire, 23 ans, a remporté le titre 2026 à La Tour-du-Pin (Isère) sous les couleurs de Groupama-FDJ United, après 225 km de course.
Qui est le futur champion cycliste français ?
Qui est le futur champion cycliste français ? Romain Grégoire s’affirme comme une référence : il gagne en solitaire, gère la chaleur et assume le maillot tricolore, un signal fort avant le Tour de France.
Qui sont les coureurs du Tour de France 2026 ?
Qui sont les coureurs du Tour de France 2026 ? La liste officielle dépend des sélections d’équipes, mais Romain Grégoire y est attendu en maillot bleu-blanc-rouge, avec des coureurs comme Paul Lapeira ou Alex Baudin en forme.
Comment Romain Grégoire a-t-il fait la différence dans le final à La Tour-du-Pin ?
Comment Romain Grégoire a-t-il fait la différence dans le final à La Tour-du-Pin ? Romain Grégoire a attaqué à 3,2 km de l’arrivée dans l’ultime montée et a tenu en solitaire jusqu’à la ligne.
Quel a été l’impact de la chaleur sur les Championnats de France sur route 2026 ?
Quel a été l’impact de la chaleur sur les Championnats de France sur route 2026 ? La chaleur a poussé les organisateurs à supprimer un tour : 225 km au lieu de 241 km, et elle a usé le peloton tout au long de la journée.
Pourquoi le circuit de La Tour-du-Pin favorisait-il les puncheurs ?
Pourquoi le circuit de La Tour-du-Pin favorisait-il les puncheurs ? Le circuit enchaînait des montées courtes et raides, dont Béjui (1 km à 8,4 %), un terrain exigeant demandant explosivité et lucidité tactique.










