Élie Gesbert : « Bon de remettre un dossard »

Élie Gesbert, victime d’une fracture de la rotule gauche l’an passé sur les routes du Trophée de Majorque, effectuera son retour à la compétition à l’occasion de la Clàssica Comunitat Valenciana 1969, le 24 janvier.

Élie Gesbert, photos Arkéa-Samsic Elen Rius

Élie Gesbert : « Un premier test »

« J’ai bien roulé à l’entraînement depuis que le feu vert m’a été donné par le corps médical pour reprendre, puis il y a eu récemment les temps de regroupements communs avec l’équipe Arkéa-Samsic : à Cannes en décembre, lequel a été suivi des deux semaines passées, ici, récemment, en Espagne. J’ai hâte de pouvoir tirer les enseignements de ce travail effectué à l’entraînement à travers le révélateur que peut-être une compétition. J’ai besoin de me situer. Je sais aussi que nous sportifs de haut-niveau, nous avons parfois tendance à vouloir aller vite, alors qu’au contraire, il faut se montrer patient. Même si forcément avec cette épreuve traversée mon envie d’aller de l’avant est décuplée, je vais essayer de ne pas trop précipiter les choses. Je suis en tout cas persuadé que ces moments compliqués que j’ai vécus durant quasiment un an, ont contribué à me faire grandir. Ils m’ont donné une certaine force mentale. Mon souhait, est de retrouver le niveau qui était le mien avant cette chute, d’être en capacité de le hisser plus haut encore dans les mois, les années à venir. Je veux reprendre ma courbe de progression. C’est mon objectif. Cette première épreuve disputée, ici, en Espagne, la Clàssica Comunitat Valenciana 1969, sera un premier test. Je me suis senti bien à l’entraînement, mais être en course me donnera sans nul doute des indications à suivre durant les prochaines semaines. Qu’il est bon toutefois de me dire que je vais remettre un dossard sous peu ».

Sébastien Hinault, directeur-sportif

« L’envie de performer »

«  Il s’agit de la toute première course de la saison sur route, laquelle viendra clôturer notre stage. Les coureurs retenus pour cette épreuve vont avoir l’occasion de remettre un dossard. Nous avons pu ressentir leur impatience à le faire durant notre dernier stage de préparation en Espagne. L’objectif sera de bien commencer la saison 2021, avec l’envie d’essayer de jouer la victoire, même si nous savons pertinemment que nous ne serons pas la seule équipe dans ce cas. Nous souhaitons  nous rapprocher le plus possible de la première place, avec l’envie affirmée de performer. N’oublions pas non plus Élie Gesbert qui retrouve sa place parmi nous, tout comme Thibault Guernalec. Cette épreuve marquera également les grands débuts sous le maillot Arkéa-Samsic de Amaury Capiot , et de Markus Pajur, notre néo-pro».

Le chiffre

357 jours après sa chute survenue lors du Trophée de Majorque 2020, Élie Gesbert renouera avec la compétition lors de la Clàssica Comunitat Valenciana 1969, en Espagne.

L’info

La première course de la saison disputée par l’équipe Arkéa-Samsic, la Clàssica Comunitat Valenciana 1969, offre un parcours pour grimpeurs-puncheurs, avec notamment le col de Rates à escalader.

« La décla »

Amaury Capiot : « Cela va me faire bizarre, car cela faisait six années que j’étais dans mon ancienne équipe. Les couleurs de celle-ci et celle de la formation Arkéa-Samsic sont en plus diamétralement opposées (rires !). Je suis très heureux de faire partie de l’effectif de l’équipe Arkéa-Samsic. C’est extraordinaire de courir pour une formation qui, je le sens, m’accorde sa confiance. J’espère rapidement décrocher un succès, mon tout premier chez les pros, sous mes nouvelles couleurs ».

La composition de l’équipe Arkéa-Samsic, pour la Clàssica Comunitat Valenciana, le 24 janvier 2021

Amaury Capiot, (Belgique), Thibault Guernalec, Élie Gesbert, Romain Hardy, Kévin Ledanois, Markus Pajur (Estonie), Clément Russo.

Directeur-sportif : Sébastien Hinault

Arkéa-Samsic

Kévin Rinaldi : « La dernière ligne droite avant les compétitions »

Le 2e rassemblement de l’équipe Arkéa-Samsic se tient actuellement en Espagne. Il est programmé en deux vagues pour les coureurs. Explications de la part de l’un des entraîneurs de l’équipe Arkéa-Samsic, Kévin Rinaldi.

Les objectifs

« Il s’agit de l’ultime stage de préparation avant le lancement de la saison 2021, avec en toile de fond la perspective des toutes premières compétitions. Les coureurs travaillent de manière spécifique qu’ils soient grimpeurs,  puncheurs ou sprinters. Il y a des thématiques de groupes. L’objectif est de finaliser la préparation en vue des toutes premières échéances à venir. Le début de saison 2021 sera important pour l’équipe Arkéa-Samsic ».

Un stage articulé suivant le programme des coureurs

« Les coureurs sont arrivés en deux fois. Ceux qui vont faire leur début les premiers en compétition en 2021 étaient sur place dès début de ce regroupement, en Espagne. Pour les autres, dont la reprise de la saison se fera un peu plus tard, ils sont arrivés, en deuxième partie de ce rassemblement. Le volume horaire sera d’environ une trentaine d’heures »

Exercices spécifiques

  « Le contenu de ce stage est axé autour d’exercices au seuil, de PMA. Ce seront les grandes thématiques travaillées de manière qualitative. Nous avons également agrémenté à ce programme d’exercices plus ludiques à destination de chaque groupe, lesquels sont découpés en fonction du profil et des objectifs attendus de la part de chacun ».

Arkéa-Samsic

10 coureurs intègrent le programme détection de la team Arkéa-Samsic pour la saison 2021

Le programme de détection Arkéa-Samsic mis en place par Kévin Yven via training-peaks et notre partenaire technologique AWS* (Amazon Web Service), a permis l’émergence d’une liste de dix coureurs lesquels seront suivis tout au long de la prochaine saison par la direction sportive de l’équipe Arkéa-Samsic. Détails.

Emmanuel Hubert, 
Manager Général de l’équipe Arkéa-Samsic

« Ce programme de détection nous permet d’utiliser des méthodes d’analyses modernes, tout en les corrélant avec les performances obtenues lors des compétitions par les coureurs ciblés par notre équipe de « chasseurs de jeunes talents ». Ces nouveaux outils de recrutement nous donnent l’occasion de compléter les méthodes traditionnelles d’analyses que nous utilisons. Le but recherché étant de faire évoluer l’équipe Arkéa-Samsic sur les enjeux de demain. 
Ce n’est pas un hasard si nous avons opté pour ce programme AWS à la fois novateur , précurseur, précis, efficace lequel peut appuyer nos décisions. Ces moyens innovants nous procurent, en outre, des clés annexes afin de confirmer ou d’infirmer nos choix. L’avenir appartient aux équipes qui seront dynamiques, avec une forte capacité à se renouveler. 
Mon souhait est de faire évoluer la formation Arkéa-Samsic dans ce sens, en ayant en notre possession les meilleurs « outils » nous donnant des options de choix, de décisions fines, méticuleuses avec une approche data et scientifique que nous partageons avec AWS, notre partenaire technologique sur ce projet.»

Théo Ouvrard : Responsable Pôle
Performance de l’équipe Arkéa-Samsic

« Le cyclisme moderne est d’un tel niveau d’exigence que tous les éléments sont à prendre en considération pour pouvoir atteindre la haute performance. Il était donc nécessaire pour nous d’optimiser tous ces aspects auprès d’athlètes qui disposent à la base déjà d’un très fort potentiel. 
Avec l’apport des outils et le savoir-faire conjoints d’AWS et de TeamWorks, nous avons pu bénéficier d’un programme de détection de jeunes talents qui nous permettra d’identifier le plus tôt possible les coureurs qui possèdent le potentiel physique nécessaire afin de performer au plus haut niveau. Une fois détectés, ils seront suivis, entourés, conseillés, et bénéficieront de toute l’aide nécessaire afin de poursuivre leurs développements sur le plan sportif. L’objectif étant de leur offrir à terme l’occasion de percer dans les rangs professionnels au sein de l’équipe Arkéa-Samsic. »

Kévin Yven – Chef de projet du programme détection Arkéa-Samsic

Arkéa-Samsic:  Kevin pouvez-vous nous décrypter ce programme, d’un point de vue technique ?
Kevin Yven: « 650 coureurs de 25 nationalités différentes nous ont donné accès à leurs données d’entraînement via TrainingPeaks. Celles-ci ont ensuite été pour partie transférées vers une plateforme conçue spécifiquement pour ce programme grâce aux outils que nous met à disposition AWS ».
 
Arkéa-Samsic:  Pouvez-vous nous parler plus avant des solutions utilisées par AWS, et ceci afin de répondre à quels enjeux ?
Kevin Yven: « Les données passent par des flux (Amazon Kinesis), une base DynamoDB avant d’être stockées dans une Amazon S3. Nous avons choisi S3 pour son élasticité, n’ayant pas idée de l’ampleur que pourrait prendre ce programme. Les données du datalake, alimentées par l’intermédiaire d’Amazon Kinesis, étaient ensuite extraites avec “Glue Job”, à des fins d’analyse. Des modèles de Machine Learning ont pu être déployés rapidement et facilement avec Amazon Sagemaker. À la fin du processus, les directeurs-sportifs et les coaches ont effectué leurs sélections, à partir de tableaux de bords interactifs créés par Amazon QuickSight. Le traitement de ces données a été réalisé en conformité avec la RGPD, et afin de respecter le droit à l’oubli un job AWS Glue spécifique a été développé pour offrir cette fonctionnalité aux coureurs qui souhaitaient se désengager du programme ».
 
Arkéa-Samsic:  Pouvez-vous nous lister les avantages liés aux solutions AWS ? Existe-t-il des metrics que nous pouvons utiliser ? Des résultats ?
Kévin Yven : « Les services managés d’AWS m’ont permis, grâce au travail de leurs ingénieurs et ceux de TeamWork, d’être autonome sur la partie intégration et architecture du datalake. La connectivité instantanée entre les différents services AWS m’ont offert l’opportunité de me focaliser sur mon métier : l’analyse. Enfin, la puissance de calcul offerte via le cloud m’a fait gagner beaucoup de temps de calcul sans que l’équipe n’ait à investir dans des serveurs. »

La liste des coureurs qui intègrent le programme 2021 de détection Arkéa-Samsic : 
Kévin Vauquelin (France), Thibault D’Hervez (France), Luca Martin (France), Paul Hirsinger (France), Thomas Mijsnbergen (Pays-Bas), Marinus Petersen (Grande-Bretagne), Rémi Cocusse (France), Ewen Costiou (France), Maxime Rouxel (France), Joris Delbove (France). 

Arkéa-Samsic

Kévin Vauquelin professionnel en 2022

Le programme de détection de la team Arkéa-Samsic mis en place au printemps dernier par Kévin Yven via la plateforme  Training-Peaks, a permis la signature de deux néo -pros. 
Au mois de septembre celle de l’Estonien Markus Pajur pour les saisons 2021 et 2022, et plus récemment du rouleur normand, Kévin Vauquelin pour les années 2022-2023.

Arkéa-Samsic : Kévin pourquoi avez-vous souscrit au programme de détection initié par la Team Arkéa-Samsic ?
Kévin Vauquelin : « Le mode de détection et de recrutement proposé par l’équipe Arkéa-Samsic m’a de suite plu, car il était innovant, « parlant » pour un coureur comme moi, habitué aux datas et plateformes d’entraînements telles que Training Peaks. Cette méthode jeune et dynamique pour les coureurs qui sont retenus dans le programme de détection de la Team Arkéa-Samsic, offre également un suivi de saison de la part de la direction sportive de l’équipe ».
 
Arkéa-Samsic : La toute première étape pour vous a été ce contrat de stagiaire signé à l’été 2020 ?
Kévin Vauquelin : « Oui. J’ai eu la chance en 2020 de signer un contrat stagiaire avec l’équipe Arkéa-Samsic, lequel m’a permis de disputer chez les professionnels ma toute première course à ce niveau, le Tour de Toscane. J’ai découvert à cette occasion l’univers professionnel et la superbe ambiance qui règne au sein de l’équipe Arkéa-Samsic. »
 
Arkéa-Samsic : Une première somme toute concluante puisque vous venez de signer un contrat professionnel pour les saisons 2022 et 2023. 
Kévin Vauquelin : « La méthode de détection de la Team Arkéa-Samsic proposait aussi l’éventualité de signer un contrat professionnel pour les meilleurs coureurs. J’ai été sélectionné parmi ceux retenus pour passer professionnels, avec Markus Pajur. Je serai professionnel pour les saisons 2022 et 2023 au sein de l’équipe Arkéa-Samsic. Je vais disposer d’une saison supplémentaire afin de parfaire mes gammes chez les amateurs. J’ai connu, comme tout coureur de cette catégorie, une saison 2020 assez particulière, compte-tenu du contexte sanitaire. Je ne voulais pas brûler les étapes même si pour moi l’année s’est plutôt bien déroulée sur le plan sportif avec entre-autres une 3 ème place obtenue sur le Championnat de France Espoirs du chrono, et la 4ème place lors de l’épreuve en ligne. Je pense néanmoins que je dois encore parfaire mon bagage avant de franchir le pas. Passer professionnel n’est pas à mes yeux une finalité. Je souhaite en effet atteindre ce niveau de compétition en ayant la possibilité de performer au plus haut-niveau : en apportant une aide précieuse à mes futurs coéquipiers, et ainsi, offrir la meilleure des représentations aux partenaires de l’équipe : Arkéa et Samsic ».

Yvon Caër,
directeur-sportif et responsable du pôle détection

« Nous avons reçu au total les données d’entraînements de 650 coureurs repartis entre 25 nationalités différentes. Notre choix de recrutement pour notre pôle Développement, s’est fait naturellement , par élimination, suite aux analyses effectuées par notre data scientist, Kévin Yven. Kévin Vauquelin et Markus Pajur sont apparus en tête de liste. Ils passeront professionnels respectivement en 2021 et 2022. 
Afin de finaliser nos choix, nous nous sommes basés sur les données datas de ces coureurs, et nous les avons, en parallèle, confrontées avec celles que pouvaient nous apporter nos réseaux dans le but d’obtenir des informations autres que chiffrées pour effectuer notre recrutement. Nous avons ainsi tracé le parcours de ces deux jeunes, leur façon d’être, de courir. Le data nous permet de faire du profilage spécifique, en croisant leurs données avec celles de nos coureurs professionnels. Nous pouvons ainsi détecter des qualités en devenir de sprinter pour Markus. De rouleur, qui sont là aussi, évidentes, en ce qui concerne Kévin, et pour d’autres encore de grimpeur ».

Kévin Vauquelin en bref

Champion de France juniors contre-la-montre 2018, Champion de France juniors en ligne 2019, 3e des Championnats de France contre-la-montre Espoirs 2020, 4e des Championnats de France Espoirs en ligne 2020, piste : double médaillé d’argent lors des Championnats du Monde juniors 2018 et 2019 en poursuite par équipes, médaillé d’argent des Championnats du Monde juniors de course aux points 2019 et médaillé de bronze des Championnats du Monde de l’Américaine.

Arkéa-Samsic

Kévin Ledanois: “Le travail a été accompli”

Le Championnat de France de cyclo-cross 2021 à Pont-Château a vu nos coureurs Kévin Ledanois et Clément Russo se classer respectivement 8ème et 20ème.

Sébastien Hinault

« Une bonne préparation en vue 

de la saison sur route »

« Kévin signe une belle 8ème place, Clément chute dès le début de course. Ce championnat de France compte tenu du contexte était forcément spécial, mais néanmoins c’est toujours bien de remettre un dossard dès le mois de janvier. Cette course a été une bonne préparation en vue de la saison sur route qui va débuter prochainement. Il n’y a pas de soucis physiques à déplorer pour Clément. Il a juste chuté ce qui fait partie des aléas de la discipline cyclo-cross

Kévin Ledanois, 8ème

« Le travail a été accompli »

« Je n’ai pas commis de fautes techniques aujourd’hui. J’étais venu sur ce Championnat de France dans le but de prendre du plaisir, et cela a été le cas, même si le circuit a été modifié et que les vingt dernières minutes ont été plus difficiles. Je pense que le travail a été aujourd’hui accompli. Il s’agissait plus d’un test par rapport à la saison sur route qui se profile. Je suis satisfait de mon résultat du fait que ce cyclo-cross était mon seul et unique de l’hiver, même si bien sûr, j’étais venu sur cette compétition avec une bonne condition par respect envers les organisateurs de ce Championnat de France ».

Clément Russo, 20ème

« La chute m’a arrêté dans mon élan »

« Je chute dès le début de course, ma roue avant se dérobe. Je finis dans un piquet. La nature du terrain avait changé entre le début de la course et les reconnaissances que nous avions effectuées à l’occasion de l’échauffement. Cette chute m’a arrêté dans mon élan. J’ai perdu pas mal de temps sur cet incident de course, par la suite j’ai fait ce que j’ai puavec les moyens physiques dont je dispose actuellement ».

Arkéa-Samsic

Miguel Flórez : « Fier et honoré de faire partie du projet Arkéa-Samsic »

Lauréat d’une étape du Tour de San Juan l’an passé, le jeune Colombien Miguel Florez rejoint l’équipe Arkéa-Samsic pour les saisons 2021 et 2022

Miguel Flórez

« Je suis fier et honoré de faire partie du projet Arkéa-Samsic. D’intégrer cette équipe, composée de grands coureurs, susceptible de faire de grandes choses au cours de la saison 2021. Elle est de surcroît composée de grands coureur. Mon objectif sera d’aider mes leaders de la meilleure des façons. J’aurais aussi peut-être des opportunités pour jouer ma carte personnelle lors d’épreuves au profil montagneux ce qui, je l’espère, permettra de contribuer aux bons résultats de l’équipe ».

Yvon Ledanois, Directeur-Sportif de l’équipe Arkéa-Samsic

« Miguel Flòrez est un jeune coureur en devenir. Il vient rejoindre notre pépinière de jeunes talents. Notre objectif avec lui comme tous ceux qui, au sein de l’équipe appartiennent à cette catégorie, sera de l’accompagner vers le plus haut-niveau de manière crescendo. Miguel possède en outre déjà une belle expérience du monde professionnel puisqu’à 24 ans, il compte déjà trois saisons au sein de ce peloton, dont une participation au Tour d’Italie 2019 (72e), et notamment un succès sur les routes du Tour de San Juan l’an passé. Miguel vient renforcer notre groupe grimpeur ».

Arkéa-Samsic

« Presque » coupure hivernale : recherches posturales

Au travail pendant l’hiver ! Le staff de l’équipe Arkéa-Samsic prépare la saison 2021. Clé essentielle de la performance : la position. Entraîneurs, kinésithérapeutes, ostéopathes, mécaniciens et bien sûr coureurs se sont rendus à Paris pour effectuer des réglages précis afin d’accorder : l’ensemble coureurs-vélos. Flavien Soenen (entraîneur de l’équipe) en charge des études posturales, nous présente le processus :

Flavien Soenen : « Le but est de travailler à 100% avec des compétences internes à l’équipe Arkéa-Samsic : par exemple Julien Dufraisse est kinésithérapeute, Edouard Hervé ostéopathe et moi-même entraineur. Edouard et Julien ont des compétences anatomiques, physiologiques et connaissent ce domaine. Au sein de leur cabinet, ils réalisent fréquemment des études posturales. En tant qu’entraineur, je vais plus me pencher sur les aspects performances, réglementations : les domaines liés directement au terrain. L’idée est de croiser nos compétences et analyses pour proposer aux coureurs des améliorations que l’on n’auraient peut-être pas pu trouver seul. L’équipe a investi dans du très bon matériel d’analyse. L’objectif, c’est d’apporter la compétence humaine aux données brutes que nous apporte le matériel ! »

Le processus : Les bilans : « La première chose à effectuer avec le coureur est un bilan fonctionnel : mobilité et souplesse. Ensuite, en salle de musculation, on fait un bilan physique. Il s’agit là d’un travail d’analyse des niveaux musculaires des abdos et dorsaux nécessaires au maintien postural et également des membres inférieurs spécifiques au cyclisme.

L’avantage de travailler dans les locaux de notre kiné Julien, affilié à Human Fab, c’est que nous pouvons disposer d’une machine isocinétique qui nous permet d’analyser la force développée des deux jambes, selon les différents régimes de contraction musculaire. A partir de cela, on peut observer dans la majorité des cas, une différence. Laquelle peut avoir une incidence et être répercutée par la suite sur la position du coureur sur son vélo. » 

Sur le vélo : « Une fois ces bilans terminés, le coureur monte sur le vélo. On effectue une première photographie de sa position actuelle du coureur. Après celle-ci on va chercher à modifier les défauts identifiés, si besoin, et surtout améliorer le confort de l’athlète. Pour cela, nous faisons une analyse 3D du mouvement de pédalage, passons par du travail vidéo pour connaître les angles d’évolution. Une fois les analyses et modifications effectuées, on utilise une toise de travail, par exemple ici sur le vélo de contre-la-montre. Puis, on observe la surface frontale  du coureur qui va compléter l’analyse 3D. »

« Trouver la balance entre trouver la position la plus aérodynamique possible… mais confortable » 

Flavien Soenen : « Pour le contre-la-montre, quand le coureur est posé le plus aérodynamiquement possible, on va chercher à réduire sa surface frontale. Plus nous obtiendrons une position « aéro » plus le coureur va gagner du temps. Et comme il s’agit d’une course contre-le-temps…plus on gagne de temps, plus on est performant ! Toutefois, il y a une autre donnée très importante : le confort sur le vélo. 

La finalité du travail  est de trouver la balance entre parvenir à la position la plus aérodynamique possible… et confortable à la fois. La première chose à rechercher lorsqu’on fait du vélo : c’est de ce sentir à l’aise dessus, alors on peut y passer des heures. Les coureurs cyclistes professionnels passent 3, 4, 5 ou 6 heures à s’entraîner. Quel que soit le niveau, avoir un certain confort est primordial : pour ne pas se blesser et pour profiter pleinement de ses sorties de sport. 

Profiter de la période de « pause » hivernale. La saison hivernale est la meilleure période pour faire des changements. On ne peut pas modifier les positions en pleine saison, période de grosses charges de travail et d’objectifs pour les coureurs. La coupure hivernale est la période de l’année le plus propice à ce type de changements s’ils s’avèrent nécessaires. Elle permet en effet un temps d’adaptation suffisant aux coureurs avant la reprise des compétitions. »

Anthony Delaplace : « J’aime partager avec les autres »

Interview Grand Angle avec Anthony Delaplace, coureur au grand cœur toujours prêt à « prendre la barre » soit pour aller en échappée, soit pour rouler en faveur de ses leaders, et hors vélo passionné de gastronomie. Entretien

Arkéa-Samsic : Comment êtes-vous venu au cyclisme, Anthony ?

Anthony Delaplace : « C’est une démarche assez simple en fait : à l’école l’un de mes meilleurs amis était passionné de cyclisme. Il était littéralement « fou » de ce sport, c’était sa vie. Il m’a initié à cette pratique. Au début je n’aimais pas trop le vélo, je dois bien l’avouer. Et puis, un jour, lors d’un entraînement, mon ami a été victime d’un grave accident. Il a été fauché par une voiture. Il est tombé dans le coma, et, ensuite, quand il en est ressorti, il est resté handicapé. Ce qui lui est arrivé m’a donné envie de faire du vélo à fond, c’est vraiment lui qui m’a donné le goût pour le cyclisme ».

Arkéa-Samsic : Vous n’avez pratiqué que le cyclisme traditionnel, de la route, Anthony ?

Anthony Delaplace : « Non. J’ai effectué une demi-saison en BMX. Débuter le cyclisme à 13 ans, et surtout par le BMX, discipline très technique, ne m’a permis de m’exprimer pleinement, j’étais un peu « à la rue » par rapport aux autres sur ce plan là, c’est la raison pour laquelle je me suis réorienté vers la route ».

Arkéa-Samsic :  Vous avez connu la joie d’être sacré Champion de France chez les juniors, pouvez-vous nous décrire les sentiments que l’on vit dans ces instants-là ?

Anthony Delaplace : « Cela a été quasiment la plus grosse émotion de mon début de carrière. La « Marseillaise » retentit sur le podium. Un Championnat de France c’est quelque chose d’énorme, alors je n’imagine pas la portée émotionnelle d’une victoire  lors d’un Championnat du Monde… J’avais la certitude ce jour-là, en plus, arrivé à deux ou trois kilomètres de l’arrivée, que je ne pouvais plus être rejoint ! J’ai pu savourer, les émotions ont été fortes. Porter le maillot de Champion de France en compétition, ensuite, c’est énorme ».

Arkéa-Samsic : Depuis, pour vous, le Championnat de France est devenu une épreuve à part ?

Anthony Delaplace : « Oui, c’est cela. Un Championnat de France c’est vraiment une compétition à part. C’est une course différente des autres, le briefing la veille de l’épreuve déjà n’est pas le même, le ton, les mots choisis. Le matin au départ, il y a aussi toujours un peu de stress supplémentaire par rapport à une autre épreuve. Chez les pros certaines années, il n’y a pas lieu de rêver, car le parcours sied plus aux grimpeurs purs, aux sprinters. Mais il est clair en revanche que certaines saisons, même si je sais que la France excelle en bons coureurs, je rêve comme tout autre de ce maillot, sans nourrir de complexes, car tout peut arriver sur une telle journée ».

Arkéa-Samsic : Votre ADN cycliste, c’est d’être offensif, généreux dans l’effort, comment avez-vous cultivé ceci ?

Anthony Delaplace : « C’est juste mon tempérament, cet exemple me vient de l’application et du professionnalisme que met mon papa dans son travail. Il n’a jamais rien lâché. Il souhaite toujours aller de l’avant, donne beaucoup, se montre innovant chaque fois qu’il en a la possibilité. Je me suis, et je m’inspire toujours beaucoup de lui ! Mon papa est ébéniste menuisier à son compte, et jamais il n’a compté ses heures. J’aime aussi aider les autres en course. Tout faire pour les autres est inscrit dans mon tempérament. Le cyclisme possède une étiquette de sport individuel, celle-ci est inexacte, car l’essence de notre sport est avant tout collective. Moi, lorsque je me sais en incapacité de gagner une course, je me bats jusqu’au bout de mes forces pour aider mon leader à performer ».

Arkéa-Samsic : Une mission de capitaine de route pourrait-elle vous intéresser ?

Anthony Delaplace : « Florian Vachon qui tenait ce rôle au sein de l’équipe Arkéa-Samsic a pris sa retraite sportive cet hiver, et il est vrai que j’y pense forcément. Capitaine de route est un poste complexe à tenir aussi, car il convient de fédérer, de donner des conseils, mais également d’être en capacité de dire les choses lorsque cela ne va pas. Ce qui n’est pas simple, car il faut savoir se montrer diplomate. Il faut aussi évoquer ce rôle de capitaine de route avec la direction-sportive de l’équipe, même si la question avait déjà été abordée au cours de l’hiver précédent. Cette mission je la tiens d’ailleurs, déjà sur des épreuves de niveau intermédiaire, auprès des jeunes. Il est clair que j’aime bien les guider en course, mais également à côté du vélo. J’aime partager avec eux, leur transmettre mon expérience ».

Arkéa-Samsic : Vous nourrissez également une grande passion pour la cuisine, l’art de la table, pouvez-vous nous expliquer ce hobby qui est devenu presque au fil du temps un art de vivre pour vous ?

Anthony Delaplace : « J’aime la bonne cuisine car tout simplement j’apprécie les bons produits, manger des choses bonnes, travaillées, bien cuisinées. Je suis un épicurien. Je me suis mis à cuisiner de plus en plus. Je vais également avec mon épouse de temps en temps déjeuner dans un restaurant gastronomique. Ma plus belle rencontre a été l’Arpège, à Paris, un restaurant trois étoiles. J’aime aussi me rendre à Honfleur, au SaQuaNa, un restaurant deux étoiles. J’apprécie également d’échanger avec des chefs. L’hiver, il m’arrive parfois de faire des matinées en cuisine avec eux. J’adhère beaucoup à la manière de cuisiner du Pily, à Cherbourg, car le chef, Monsieur Marion, s’approvisionne chez les producteurs locaux, il fait son marché, va même parfois en mer pêcher avec les marins qui lui fournissent son poisson. Cette vision de la cuisine est celle que j’apprécie ».

Arkéa-Samsic : Et vous quelle sorte de cuisine vous correspond ?

Anthony Delaplace : « J’aimerais clairement devenir cuisinier après ma carrière de coureur cycliste professionnel. Ouvrir mon propre restaurant serait le rêve ultime ! Je pense qu’il faut débuter de bonne heure en cuisine pour devenir un grand chef étoilé. C’est trop tard pour moi. La cuisine qui me ressemble le plus est de type local. J’aimerais travailler des produits frais, faire du « bistronomique », pas gastronomique, pas de la brasserie. Proposer des plats traditionnels, revisités à ma façon. Il y a toujours des touches à apporter en cuisine pour qu’un plat soit différent des autres et devienne original ».

Arkéa-Samsic

Thibault Guernalec a repris à rouler sur la route

Photos d’archive

Victime au mois de septembre d’un accident de la circulation à l’entraînement ayant entraîné une fracture du trochanter, Thibault Guernalec a consulté, hier le chirurgien qui l’avait opéré lequel, « (lui) a donné le feu vert pour retourner rouler sur la route compte tenu que la fracture était désormais consolidée ».
Thibault Guernalec a repris le chemin de l’entraînement dès ce matin. « J’ai effectué deux heures, et c’est sympa de reprendre sur la route, de retrouver quelques sensations, de pouvoir longer la côte avec de beaux paysages. Cela change forcément du home-trainer », indique Thibault, 5e du dernier Championnat de France contre-la-montre.
Toujours en soin avec un kinésithérapeute à raison de trois fois par semaine, Thibault Guernalec désormais lancé vers la saison 2021, « va alterner (sa) préparation entre séances de musculation et sorties sur la route ».

Arkéa-Samsic

La balade Arkéa -Samsic reportée à 2021

Lien d’union fort entre l’équipe Arkéa-Samsic et sa communauté de fans – toujours plus nombreuse année après année – l’édition 2020 de la balade Arkea-Samsic, et la traditionnelle séance de dédicaces qui s’en suit, sont forcément annulées compte tenu des mesures sanitaires en vigueur afin de lutter contre la propagation du Covid-19. 

Les coureurs et le staff de l’équipe Arkéa-Samsic ne pourront échanger avec vous au cours de cette journée, et il s’agit d’un profond regret pour eux.

Néanmoins, notre équipe est déjà à pied d’œuvre afin d’élaborer la balade Arkéa-Samsic 2021, laquelle devrait vous enchanter en vous réservant quelques belles surprises.  

Par ailleurs, nous tenons une nouvelle fois à remercier la Bicyclette Bruzoise, et son président Didier Besserve lesquels sont des soutiens logistiques forts, et contributeurs de la réussite de cette rencontre riche entre passionnés du cyclisme de tous âges et nos coureurs professionnels. Une balade placée sous le signe de la lutte contre le cancer, puisque les bénéfices retirés de cette manifestation sont intégralement reversés, chaque année, au profit de cette association caritative.

En attendant de vous retrouver au plus vite, vous, nos fans inconditionnels, prenez bien soin de vous et de toutes les personnes qui vous sont chères. 

De plus amples informations quant à l’édition 2021 de la Balade Arkéa-Samsic, ainsi que celles afférentes aux modifications de droits pour les adhérents du Fan Klub vous seront fournies ultérieurement.

Arkéa-Samsic

Maxime Sidot : « Un confort de sommeil personnalisé pour chaque coureur »

Directeur-opérationnel de la société France Literie, Maxime Sidot, explique le partenariat que son entreprise a engagé avec l’équipe Arkéa-Samsic. Entretien

Arkéa-Samsic : Maxime Sidot, pouvez-vous nous indiquer pourquoi votre entreprise « France Literie » est devenue partenaire de l’équipe Arkéa-Samsic ?

Maxime Sidot : « Déjà, nous ne nous appelons pas France Literie par hasard ! Nous sommes une enseigne de quatre-vingt-dix magasins en France ! Notre objectif est de privilégier avant tout les produits (literie et accessoires) fabriqués en France. Il était important pour nous d’être partenaire d’une équipe de notre pays, possédant un accent régional bien marqué. Ce qui est le cas avec la Bretagne, et Arkéa-Samsic. Nous voulions aussi avoir des valeurs communes à partager : proximité, professionnalisme, sens de l’humain, authenticité et engagement. Ce sont vos valeurs, ce sont aussi les nôtres ! ».

Arkéa-Samsic : A quoi sert un bon sommeil pour un sportif

de haut-niveau ?

Maxime Sidot : « Un bon sommeil sert que l’on soit sportif de haut-niveau ou que l’on soit un simple « quidam » doit, offrir une bonne récupération physiologique, musculaire et psychologique. Pour Monsieur et Madame tout le monde le stress psychologique est lié à celui du travail, du quotidien, de la vie de famille. En ce qui concerne le sportif, il est lié au stress de la course, des enjeux, d’une éventuelle victoire, d’une défaite ou d’une chute. Le point de différence entre un sportif et un simple quidam, c’est le risque d’accident, ou de blessure, en effet, si le sportif ne parvient pas à bien récupérer via une bonne nuit de sommeil, il peut se blesser. Le simple quidam, lui, en ce cas sera juste exposé à des douleurs dorsales, cervicales. Si je prends un autre exemple, celui des enfants, par exemple, il est aujourd’hui scientifiquement prouvé qu’ils développent leurs cerveaux en dormant. D’où l’importance capitale du sommeil pour tous et toutes et de l’usage d’une bonne literie ».

Arkéa-Samsic : Quel type de literie, justement, apportez-vous aux coureurs de l’équipe Arkéa-Samsic ?

Maxime Sidot : « Nous sommes partis du constat suivant :  sur les compétitions, les équipes cyclistes changent quotidiennement d’hôtel. Les habitudes de sommeil, et le confort de literie étaient auparavant différents et aléatoires d’une nuit sur l’autre suivant l’établissement fréquenté ! Les coureurs n’avaient plus les mêmes habitudes de sommeil d’un jour sur l’autre. Or, nous savons que le sommeil est justement une affaire de rituels, couché à heures fixes, literie à l’identique. Nous avons donc fourni du matériel France Literie à l’équipe Arkéa-Samsic, lequel garantit aux coureurs un confort de literie linéaire sur l’ensemble de la saison sur l’ensemble des compétitions ».

Arkéa-Samsic : Comment avez-vous fait ?

Maxime Sidot : « Nous avons apporté aux coureurs du bien-être personnalisé, tout simplement ! Comment ? France Literie a mis à disposition de chaque coureur de l’équipe Arkéa-Samsic, un sur-matelas et des oreillers. Chaque coureur a choisi le matériel qui lui apportait le plus de confort suivant sa position de sommeil, avec un sur-matelas plus ou moins ferme et un oreiller de même. Ils ont choisi les produits qui leur étaient les plus adaptés, nous leur avons fait du sur-mesure. Être en possession de tels produits France Literie permet aux coureurs d’avoir un confort à l’identique chaque nuit, ce qui leur donne l’occasion de s’endormir plus vite, donc d’avoir une nuit de sommeil plus longue et davantage réparatrice, mais aussi de bénéficier d’une meilleure détente musculaire, laquelle leur est apportée par ces outils ».

Arkéa-Samsic : Qu’est-ce que du sur-mesure en literie ?

Maxime Sidot : « Le produit est adapté à la personne, tout simplement. Certains coureurs ont choisi des oreillers à mémoire de forme rafraichissante alors que d’autres ont opté pour une mémoire de forme dite traditionnelle. Certains ont pris des sur-matelas à mémoire de forme d’autres non. Nous avons en fait individualisé la demande de chaque coureur, et nous faisons, nous France Literie, exactement la même chose avec l’ensemble de notre clientèle. Le matelas universel c’est une ineptie pour des professionnels comme nous, chacun a des besoins de literie différents. Raison pour laquelle nous, France Literie, experts de notre profession, nous apportons à chacun, sportif de haut-niveau ou Monsieur ou Madame Tout le Monde, un confort de sommeil personnalisé ».

Arkéa-Samsic

Rémi Lelandais, la découverte du haut-niveau au sein du Cross Team Legendre

Espoirs première année, Rémi Lelandais a déjà disputé cette saison deux manches du SuperPrestige de cyclo-cross en Belgique, compétitions sur lesquels il a concouru face aux plus grands spécialistes de la discipline.

Progresser face aux meilleurs, c’est le credo adopté par le Cross Team Legendre afin de former en France des compétiteurs capables, dans un futur assez proche, de poser leurs empreintes sur le cyclo-cross international. Le centre névralgique actuel de la discipline étant la Belgique, Le Cross Team Legendre, formation parrainée par Arkéa-Samsic, n’hésite jamais à passer les frontières afin d’aller se confronter aux meilleurs spécialistes mondiaux. 

La semaine dernière deux manches du SuperPrestige étaient inscrites au programme des “rouge et noir” du Cross Team Legendre : Niel et Leuven. 

Les coureurs appartenant encore à la catégorie des Espoirs tels Rémi Lelandais ont été amenés à concourir avec les élites. « C’est bien car cela permet d’apprendre, note Rémi. Nous pouvons, ainsi, visualiser le chemin qu’il nous reste à parcourir afin de continuer à progresser, puis dans un second temps, pouvoir exister chez les élites », dit-il. 

Rémi, toutefois comme l’ensemble de ses coéquipiers de l’effectif U23, n’effectuera pas toute la saison avec les Élites. L’objectif pour les Espoirs du Cross Team Legendre étant : « le titre de Champion de France au mois de janvier qui sera décerné sur le circuit de Coët Roz, à Pontchâtau, en Loire-Atlantique. Le but est que l’un d’entre nous s’impose, note-t-il encore. Il faut aussi que nous prenions nos marques chez les Espoirs sur les différentes manches de Coupes du Monde que nous serons amenées à courir dans les semaines à venir ». Le sens du collectif, déjà.

Néophyte au sein du Team, ce Haut-Savoyard de naissance est en tous cas « heureux d’appartenir au Cross Team Legendre ». Il explique que le fait d’avoir été recruté par Steve Chainel et son staff, « (lui) permet (comme) à tous les coureurs de l’équipe de pouvoir évoluer au plus haut-niveau (de sa) discipline, mais aussi d’appartenir à la plus grosse équipe française de cyclo-cross ». 

Étudiant en DUT génie thermique et énergie, à Bourg-en-Bresse, ce jeune coureur est quasiment né avec un vélo ! Explications. « J’ai débuté le cyclisme en catégorie pupilles 2eme année, mais en fait, limite j’ai commencé à savoir faire du vélo, avant d’être en capacité de marcher ». Le cyclo-cross est entré dans sa vie dans la foulée de son inscription en club. « Dès la signature de ma première licence, j’ai de suite pratiqué », poursuit-il. Très vite, les qualités de coureur de sous-bois de Rémi, ainsi que son palmarès ont pris corps : « J’ai été sacré champion Rhône-Alpes, champion départemental, puis je compte une place de 3e et de 2e aux Championnats de France juniors. Lors de la saison de Coupe du Monde juniors 2020, je termine deux fois sur le podium, en étant 2eme et 3eme de deux manches. Mes qualités sur le vélo sont ma polyvalence. J’apprécie tout autant de rouler sur des parcours sinueux, ou boueux, et je possède également une belle petite pointe de vitesse ». Un jeune coureur au profil plus qu’intéressant… 

Serge Oger : « Je suis le troisième “volant” de l’équipe »

Serge Oger, deuxième en partant de la gauche, lors de l’édition 2020 du Tour du Portugal.

Ancien coureur de première catégorie, Serge Oger a rejoint l’équipe Arkéa-Samsic au 1erjanvier 2020 comme assistant-sportif, et 3econducteur de bus, en charge plus particulièrement du camping-car et des missions afférentes à l’usage de ce véhicule.

Serge Oger n’est pas homme à se confesser beaucoup. Il dit d’ailleurs préférer l’ombre à la lumière. « Ceux qui doivent la prendre ce sont les coureurs ». Activité qui a longtemps été sienne. « J’étais « un » passe-partout lorsque je courais chez les amateurs », rappelle-t-il, « et en excellente condition, je pouvais bien grimper les cols, d’ailleurs sur un Tour de Bigorre amateurs, je suis passé 2e au sommet du Tourmalet. »

Grimper, Serge savait faire. Sprinter ? Aussi ! Il a en effet battu sur une étape de la regrettée, « mi-août Bretonne », un certain Nicolas Jalabert ! « Cela fait partie de mon histoire, mais je ne vis pas avec le passé. C’était un bon moment. Jamais je ne me suis dit, j’aurais pu faire autrement, avoir une carrière chez les professionnels par exemple, comme coureur cycliste ».

Seulement, voilà, Serge est parvenu à passer pro, par un autre biais !  « J’ai été longtemps en école de police, et j’ai eu envie de changer de vie sur un plan professionnel. J’ai cinquante ans passés, mais mon but était de sortir de ma zone de confort ». Pari réussi. Serge a, en effet, signé son premier contrat «pro » au sein d’une équipe cycliste au 1er janvier 2020, chez Arkéa-Samsic. « Je connais bien Emmanuel Hubert, puisque nous avons été coureurs ensemble à Pontivy. Je l’avais perdu de vue, et un jour, je le croise par hasard sur Saint-Malo. Par la suite, Emmanuel est venu dîner ou déjeuner de temps à temps, à la maison, car pour moi quand il y en a pour deux, il y en a pour trois, et ainsi de suite… » 

Deux grands cœurs se retrouvaient. « Un jour je lui adresse un texto afin de prendre de ses nouvelles, je lui dis, si par hasard à un moment donné tu cherches un assistant-sportif chauffeur de bus ou quelqu’un pour conduire le camping-car sur les courses, cela peut m’intéresser.  J’en suis resté là car je ne suis pas du genre à relancer sans cesse autrui ». 

Le temps passe, puis c’est notre Manager Général qui revient auprès de Serge. « Emmanuel me ditta proposition pour conduire le bus ou le camping-car de l’équipe, m’intéresse ». Et c’est dans la peau d’un « néo-pro » que Serge Oger a rejoint l’effectif d’Arkéa-Samsic, car tel est son état d’esprit. « Les choses que je connaissais lorsque j’étais dans les rangs amateurs perdurent, mais le cyclisme est un sport qui a énormément évolué. Au cours de cette saison, au contact de mes collègues du staff, ou bien des coureurs, j’ai beaucoup apprisJe suis le troisième volant de l’équipe, je gère le camping-car.  J’ai dépanné en fin de saison en étant assistant-sportif- conducteur du bus sur le Tour du Portugal. J’ai quitté un milieu amateur qui était bien structuré, mais, lorsqu’on est coureur nous n’avons pas la vision globale du travail d’un staff, et de ce qu’il apporte aux acteurs de ce sportLà, en immersion, je le mesure pleinement. Avec le camping-car, je me rends sur les épreuves d’une journée, les courses par étapes de deux- trois jours, ou encore sur le front belge. J’arrive dans un milieu que je connais, mais qui s’est énormément professionnalisé. Le cyclisme sport n’a pas changé, mais chez les professionnels il a énormément progressé dans sa structuration ».

*Le camping-car de l’équipe sert comme le bus à véhiculer les coureurs de l’hôtel au départ de la compétition, et en cas de course par étapes de l’arrivée à l’hôtel.

Arkéa-Samsic

Steve Chainel : « Nous avons créé une bulle étanche au sein du Cross Team Legendre »

Figure emblématique du Cross Team Legendre, équipe de cyclo-cross parrainée par la formation Arkéa-Samsic, l’ancien champion de France Élite, Steve Chainel et ses coéquipiers ont créé une bulle hermétique Cross team Legendre afin d’éviter l’arrivée du Coronavirus au sein de leur structure. 

Entre Rosmalen dimanche au Pays-bas et Niel demain en Belgique, trois jours d’écarts. C’est en effet le temps qui va séparer les Championnats d’Europe auxquels ont pris part cinq coureurs du Cross Team Legendre et la première manche du SuperPrestige de cyclo-cross, demain !

 Entre-temps, les coureurs sont restés vivre dans une « bulle sanitaire », du côté des Trois Épis, en Alsace. « Il y a une maison des coureurs, juste derrière le siège de Canyon France, et nous sommes là. Il y a actuellement six coureurs regroupés, et les trois autres derniers membres de l’équipe nous rejoindront une fois qu’ils auront effectué un test PCR et que celui-ci sera négatif ». 

Cette concentration des coureurs a bien évidemment un but sanitaire afin de les préserver du COVID-19. « Le but est de limiter au maximum les interactions entre les membres de l’équipe et les personnes extérieures, ajoute Steve, ainsi nous essayons de minimiser les risques d’être contaminés et contaminants. Cette bulle nous permet aussi de rester concentrés et de pouvoir nous entraîner ensemble, puisque nous sommes tous professionnels de notre sport, et nous pouvons aller rouler sur la route ou faire du spécifique cyclo-cross ». 

Cette bulle restera ainsi durant l’hiver, mais il est évident que les coureurs pourront la quitter à certains moments. « Forcément certains d’entre nous pourront aller voir leurs proches de temps en temps. Le but est de rester au maximum ensemble. Et si l’un d’entre nous en sort, il refera un test PCR afin de réintégrer la bulle Cross Team Legendre, en étant négatif. Nous sommes professionnels et nous nous devons de l’être aussi en étant confinés ensemble », poursuit Steve. Un mode de vie en autarcie qui a aussi ses bons côtés. « Cela nous apprend forcément à mieux nous connaître, mais aussi à vivre ensemble, en nous partageant également les tâches ménagères, à nous faire à tour de rôle à manger. Ce qui est bien aussi pour souder le groupe et lui donner de la cohésion ». A toute chose, malheur est bon, donc, quelque part….lorsqu’on veut en voir le bon côté !

Laurent Pichon : « La première étape du Tour de France 2021 va surprendre »

Interview grand angle avec Laurent Pichon lequel connaît par cœur le tracé de la première étape du Tour 2021, Brest-Landerneau. L’ancien lauréat de la Coupe de France professionnelle évoque aussi au cours de cet entretien ses liens avec Nacer Bouhanni, ses facultés d’imitateurs. 

Gros plan sur ce coureur qui apporte sa bonne humeur communicative, fédératrice au sein du groupe Arkéa-Samsic et dont la devise est savoir rire tout en restant pro et performant !

Arkéa-Samsic : Laurent pouvez-vous nous évoquer la première étape du Tour de France ?

Laurent Pichon : « Je connais toutes les routes que cette étape va emprunter. Je suis né à Quimper. J’habite désormais à Landerneau, mes parents résident en presqu’ile de Crozon, je me suis marié à Daoulas, ce sont donc des endroits qui m’interpellent forcément et que je connais bien. Cette première étape du Tour 2021 passe sur mes routes d’entraînements. C’est chez moi, avec en plus, cette arrivée sur Landerneau. Ce serait pour moi une étape de rêve, et un rêve que d’être présent sur cette 108e édition du Tour de France, forcément. Après c’est une sélection qu’il faut aussi aller chercher en obtenant de bons résultats, ou en étant au soutien de mes leaders dans le final des courses. Je le sais également ».

Arkéa-Samsic : Laurent parlez-nous un peu plus en détail de cette première étape ?

Laurent Pichon : « Elle va traverser les Monts d’Arrée. Il s’agit du territoire le plus vallonné de la Région Bretagne. Le final de ce premier jour de course sur le Tour de France 2021 sera agrémenté de nombreuses côtes, dont les pourcentages oscillent entre 5 et 6% de moyenne et bien qui sont plus raides par moments. Ce ne sera pas facile. Le profil ressemble à une petite classique : presque un mini Liège-Bastogne-Liège, avec une belle arrivée pour puncheurs, à la Fosse-aux-Loups. Cela peut parfaitement convenir à Warren, Élie aussi s’il est parfaitement remis de ses soucis de santé de 2020 ».

Arkéa-Samsic : Ces quatre jours en Bretagne promettent d’ores et déjà…

Laurent Pichon : « Forcément ! Sans être chauvin, la Bretagne est une terre de cyclisme. Il y a de nombreux passionnés de notre sport sur notre territoire. Ce seront quatre jours de fête, les deux premiers jours de course s’annoncent spectaculaires avec les arrivées à la Fosse-aux-Loups et à Mûr de Bretagne. Après sur les deux autres jours, nous pouvons nous attendre à de beaux sprints ».

Arkéa-Samsic : Une fois encore les deux premières étapes vont casser le cliché d’une région quasiment plate…

Laurent Pichon : « Il est clair que chez nous, il n’y a pas de grands cols comme dans les Alpes ou dans les Pyrénées, mais ce n’est pas tout plat non plus. Lorsque je rentre d’une longue sortie d’entraînement dans les Monts d’Arrée, il n’est pas rare que j’approche des 3000 mètres de dénivelé positif. Ce qui n’est pas rien. Le terrain est varié, et cela me permet de réaliser de beaux entraînements ».

Arkéa-Samsic : Pouvez-vous, Laurent, nous évoquer votre relation professionnelle et à la fois amicale avec Nacer Bouhanni ?

Laurent Pichon : « Nous nous sommes connus en 2013 à la FDJ lorsqu’il a été sacré Champion de France. J’ai été formé sur la piste, et le sprint m’a toujours plu. Je suis de fait rentré rapidement dans le groupe sprint qui avait été créé autour de lui. J’ai disputé à ses côtés deux Tours d’Italie, dont celui sur lequel il a remporté trois étapes plus le maillot cyclamen, en 2014. Nous avons vécu de bons moments ensemble, il y a quelques années, et aujourd’hui encore. L’amitié entre nous, s’est faite tout naturellement. Je suis quelqu’un de franc et honnête. Nacer fonctionne sur des critères identiques. Je ne me cherche pas d’excuses, comme lui. Je passe de bons moments avec lui, on rigole bien, sans en faire plus. Je ne lui envoie pas des messages tous les jours non plus, mais dès que l’on se voit, le courant passe bien entre nous ».

Arkéa-Samsic : La manière dont il est décrit parfois vous chagrine-t-elle ?

Laurent Pichon : « On lui colle une étiquette de « bad-boy », alors que cette image est totalement fausse. Les personnes qui le connaissent et le côtoient savent au contraire que c’est quelqu’un qui porte le respect en lui, qu’il est profondément gentil. Après sur le vélo, c’est un Champion. Un sprinteur, dont le souhait c’est de gagner, dans les règles de l’art, toujours. Il a une image qui a été dévoyée par rapport à la réalité dans les médias. Nacer est un sprinteur, et parfois l’adrénaline a du mal à redescendre aux arrivées. C’est un coureur qui est très exigeant envers lui-même, il ne se fait pas de cadeaux. Il est hyper professionnel, se donne les moyens de tout faire bien sur le plan diététique, à l’entraînement. C’est aussi cette attitude qui pousse à vouloir exceller encore plus, qui enjoint toute l’équipe Arkéa-Samsic à aller vers le haut. Sa volonté c’est d’être le premier peu importe qui est sur la ligne de départ à ses côtés ! Sa devise :  pour gagner il faut battre tout le monde.

Arkéa-Samsic : Laurent cette saison, vous allez être l’un des coureurs les plus expérimentés du groupe, avez-vous envie d’aider, conseiller les plus jeunes ?

Laurent Pichon : « Je suis très fier d’appartenir au cercle des coureurs les plus expérimentés de l’équipe à l’orée de la saison 2021. Je suis passé professionnel au sein de cette structure en 2010. Emmanuel Hubert était à l’époque directeur-sportif.  J’ai vu la manière dont il a fait grandir l’équipe. Comment il l’a amenée à progresser année après année et aujourd’hui, Arkéa-Samsic possède un sacré niveau. Moi de mon côté, je peux apporter mon expérience aux plus jeunes, les aider à progresser plus vite. Je pense à Élie Gesbert, Clément Russo, Donavan Grondin, Matîs Louvel. Je suis aussi quelqu’un qui apporte sa bonne humeur.  Les jeunes peuvent se confier à moi en toute quiétude, je sais les écouter et les guider s’il le faut, s’ils ont besoin de conseils ».

Arkéa-Samsic : En évoquant justement la bonne humeur, vous nous tendez une perche pour évoquer les imitations de certains cyclistes que vous faites à la perfection, comment cela vous est venu les imitations, justement ?

Laurent Pichon : « Je fais des imitations pour faire rire les autres depuis que je suis tout petit. A l’école, déjà, j’aimais bien imiter certains de mes professeurs. Cela s’est fait un peu naturellement, et je n’imite que les personnes que je côtoie, surtout ne me demandez pas d’imiter des célébrités, j’en suis incapable. Comment c’est venu ? C’est tout simple. Je m’intéresse aux personnes, je les écoute et je regarde leurs mimiques. J’arrive à imiter Nacer, Dominique Rollin l’ancien Canadien de la FDJ, Dan McLay, Donavan je pense que je pourrais l’imiter rapidement avec son accent de la Réunion. Mais libre aussi aux autres coureurs de l’équipe d’essayer de m’imiter avec mon accent de Brest (rires !). Je ne veux pas non avoir tout le temps cette étiquette d’imitateur ».

Arkéa-Samsic : Parfois, justement, est-ce que cela vous pèse lorsqu’on vous demande d’imiter quelqu’un ?

Laurent Pichon : « Tout dépend du contexte en fait ! Il faut que le moment soit propice, après il faut apprendre à connaître la personne, car certains pourraient mal le prendre. Moi, de toute manière, j’essaie de caricaturer la personne sans me moquer. Je le fais juste pour détendre l’atmosphère. Lorsque j’imite quelqu’un, c’est plus de l’affection envers la personne que de la moquerie. Nacer, je l’ai déjà imité devant lui, bien sûr, et il en rigole. Et on se marre tous les deux… ». Les imitations, rigoler entre coéquipiers, avoir la banane avant les compétitions, le soir de celles-ci (notamment lors des épreuves par étapes), quand les journées ont été intenses et difficiles, c’est l’un des meilleurs moyens de relâcher la pression, et de bien dormir avant de repartir le lendemain à l’assaut d’une nouvelle étape… »

Arkéa-Samsic 

Roger Tréhin : « Le sport, trait d’union de mon existence »

Directeur-sportif de l’équipe Arkéa-Samsic depuis 2005, Roger Tréhin retrace son parcours depuis ses débuts dans le cyclisme à son arrivée au sein de notre équipe. Il expose aussi sa vision du métier de directeur-sportif. Paroles…

Ancien membre de l’équipe de France cadet de handball, Roger Tréhin a débuté le cyclisme « juste pour voir. J’avais 16 ans, la saison de hand venait juste de s’achever, dit-il. Mon papa était dirigeant au sein d’un club de cyclisme, et je me suis aligné au départ d’une course plus par jeu que par envie au départ. Je voulais voir ce que c’était. » Le bilan de cette expérience qui, finalement lui plaira, prendra un tour définitif, avec encore toutefois deux saisons, à cheval entre handball et cyclisme ! Ce sport depuis lui a tout donné, en rythmant la majeure partie de son existence. « J’ai été de 18 à 35 ans en première catégorie. Je compte une vingtaine de sélections sous le maillot de l’équipe de France : Tour de Bulgarie, Maroc, Namibie et le Grand prix de Plouay. J’ai aussi fait partie d’un projet d’équipe professionnelle pendant deux mois, lequel était porté conjointement par Luis Ocaña et Ange Roussel. Malheureusement ce dessein est devenu très vite mort-né ».

Le monde professionnel, Roger le connaîtra plus tard, donc, en qualité de directeur-sportif.  Mais avant cette prise de poste au sein d’une équipe professionnelle, il a travaillé comme éducateur-sportif, « J’ai passé mes diplômes d’état durant ma carrière jusqu’au BE2, et pendant celle-ci, j’ai également été éducateur-sportif. J’ai créé un Pôle Espoirs également sur Lorient ». Ce poste d’éducateur-sportif il l’exercera notamment au sein de quartiers sensibles dans la périphérie de Lorient. « C’était une superbe expérience, d’une richesse intense, s’enthousiasme-t-il, encore aujourd’hui, dans la mesure où j’ai amené des jeunes pas forcément favorisés sur le plan social à la pratique du sport. Il y avait des adolescents en grande difficulté, y compris sur un plan judiciaire. Mais pour eux comme pour tous les autres, le sport a été un moyen de se découvrir, d’évacuer, de se défouler, de s’évader, de leur offrir une petite parenthèse par rapport à leur quotidien pas toujours rose, et parfois même de se construire au travers de la rigueur que peut demander un sport, et ce fil conducteur ils ont pu l’appliquer à leurs études, par la suite. Je recroise toujours des jeunes de l’époque, et souvent ils possèdent aujourd’hui de belles situations et c’est toujours plaisant et enrichissant d’échanger avec eux, d’autres aussi ont connu moins de réussite ».

Une année sonnera comme celle d’un tournant sur le plan professionnel pour Roger. 2005 ! « Lorsque la région Bretagne a voulu créer une équipe cycliste professionnelle, c’est moi qui ai mis en contact le regretté Daniel Gilles, vice-président de la Région Bretagne et chargé des sports des Sports, avec Jean Floc’h. C’était une volonté du Président de Région de l’époque, Jean-Yves Le Drian. » Aujourd’hui cette équipe a grandi et est devenue Arkéa-Samsic, la passion qui anime Roger Tréhin reste à l’image de celle connue à ses débuts dans ce métier : flamboyante !  « Il existe un fort échange humain entre les coureurs et nous, c’est ce qui caractérise le métier de directeur-sportif. Il y a en plus un fort tissu relationnel au sein de l’équipe Arkéa-Samsic avec les coureurs, le staff et c’est toujours des moments de joie que de retrouver tout le monde que ce soit lors des stages ou des compétitions. Notre équipe compte au sein de son effectif des coureurs riches en relation humaine, nous leur apportons nos connaissances et l’expérience ce que nous avons accumulé, et eux, en retour savent nous rendre ce que nous leur donnons au travers de leur attitude en course et de leurs performances ».

Arkéa-Samsic 

Anthony Delaplace : « Le Speedmax CF SLX de Canyon est le meilleur vélo de chrono que j’ai utilisé »

Coureur aux belles qualités de rouleur, le Normand Anthony Delaplace présente le vélo de contre-la-montre utilisé par l’équipe Arkéa-Samsic, le Speedmax CF SLX de chez Canyon.

« Le Speedmax CF SLX Canyon je l’ai utilisé cette saison à l’occasion de la Ruta del Sol et sur le Tour du Portugal. Il s’agit pour moi d’un super vélo de contre-la-montre. Ses qualités sont sa rigidité et son poids qui est intéressant pour un modèle contre-la-montre. La grande qualité de ce modèle c’est le poste de pilotage qui est primordial sur les vélos de contre-la-montre. Ce qui fait la force d’une marque telle que Canyon c’est que leurs vélos sont développés par eux-mêmes. La conception de leurs modèles est le fruit du travail de leurs ingénieurs, ainsi pour le SpeedMax CF SLX, l’ensemble poste de pilotage, cadre, tige de selle sont intégrés les uns aux autres. Ces trois composantes rassemblées c’est un plus indéniable et qui fait la force de ce vélo. 

Rien ne bouge lorsque l’on se met en danseuse, ou en position aérodynamique sur le Speedmax CF SLX, et c’est forcément un atout en gain de temps en course et de résistance à l’air. Je n’ai jamais roulé sur un vélo de contre-la-montre aussi performant. Disposer de surcroît d’un tel matériel c’est motivant car lorsqu’on prend le départ d’un contre-la-montre, on sait que nous avons à disposition un superbe vélo, et que nous sommes à égalité voire même supérieurs à d’autres concurrents sur ce plan du matériel. Il s’agit d’un atout primordial avant de prendre le départ d’une épreuve chronométrée que de savoir que l’on dispose d’un vélo performant et très aérodynamique ».

Arkéa-Samsic

Bilan de la saison 2020

La direction sportive de l’équipe Arkéa-Samsic présente le bilan de la saison 2020.

« Au terme d’une saison morcelée et condensée en sa deuxième partie, l’équipe Arkea-Samsic présente un bilan de 12 succès obtenus par quatre coureurs différents. 

Photos Nairo Quintana et Nacer Bouhanni Bettini

Nairo Quintana compte 5 succès avec les classements généraux du Tour de Provence, du Tour des Alpes Maritimes et du Var, plus un succès d’étape sur chacune de ces épreuves, auxquels s’ajoute sa victoire d’étape sur Paris-Nice au dernier jour de la course, au sommet de la Colmiane.

Nacer Bouhanni, qui a réalisé une saison pleine sous nos couleurs, affiche quant à lui quatre victoires : une étape au Saudi Tour, une au Tour de Provence, plus Paris-Chauny et le Grand Prix d’Isbergues, ainsi que le classement général final de la Coupe de France.

Dan McLay à lui obtenu deux succès au Tour du Portugal et Florian Vachon est le lauréat du Grand Prix de Lillers. 

Warren Barguil de son côté a confirmé ses aptitudes tant sur les Grands Tours (14ème d’un Tour de France très relevé), que sur les grandes classiques du calendrier (4ème de là Fleche Wallonne, 9ème de Liège-Bastogne-Liège et 5èmede Paris-Tours et de la Flèche Brabançonne)

Enfin nos coureurs ont obtenu cinq places de 2eme et treize de 3ème à l’occasion d’une saison très satisfaisante, où chacun a apporté sa pierre à l’édifice, en se montrant solidaire, coureurs comme membres staffs, et nous tenons à les remercier pour leur grande implication tout au long de l’exercice écoulé

L’équipe Arkéa-Samsic termine deuxième du classement Europe Tour, 14e du classement World-Tour et est la 2e équipe française de ce même classement établi sur un mode roulant (qui définit la hiérarchie entre les meilleures équipes cyclistes au monde).

Seul bémol, le Tour de France, où les chances de briller pour notre leader, Nairo Quintana, 17e, ont été anéanties par trois chutes qui ont stoppé sa progression, occasionnant, par ailleurs, en fin de saison une intervention chirurgicale sur ses deux genoux

Enfin, au classement individuel UCI :  Nairo Quintana est 11eme, Warren Barguil et Nacer Bouhanni apparaissent, respectivement à la 39e et 48e places »

Arkéa-Samsic

Thierry Geffroy: ” 4 étapes du Tour de France qui feront rayonner nos terres bretonnes”

Le Tour de France 2021 fera son grand départ “à domicile”, avec 4 belles étapes qui permettront de faire rayonner nos terres bretonnes à l’international.Nous espérons que cette édition 2021 redeviendra l’événement populaire auquel nous sommes tous attachés. Il nous tarde de retrouver ses valeurs que sont le partage, l’échange et la proximité qui nous ont tant manqués cette année.Le tracé qui vient d’être annoncé nous promet de grands moments sportifs, je pense aux arrivées au Grand-Bornand ou à Tignes, aux cols de Portet et de Bagargi ou encore au passage par le Mont Ventoux.La team Arkéa-Samsic est solide et de forts potentiels la composent aujourd’hui. Nous croyons en notre équipe et en ses capacités à se surpasser et fondons beaucoup d’espoir sur ce Tour de France 2021

Thierry Geffroy

Président du Groupe Samsic

Nairo Quintana: “Les contre-la-montre et les arrivées au sommet seront prépondérantes pour le général”

Nairo Quintana

« Cette 108e édition du Tour de France réintroduit les contre-la-montre individuels, avec deux étapes de ce type de programmées, cela implique que nous devrons effectuer une très bonne préparation au contre-la-montre afin de pouvoir aborder au mieux ces deux étapes. Ce seront des étapes très importantes pour le classement général au même titre que les étapes de montagne, et notamment celle du Ventoux, col que j’affectionne bien évidemment, lequel jouera sans nul doute un rôle majeur au cours de ce Tour de France, de même que les étapes arrivant au sommet dans les Alpes et les Pyrénées. J’espère arriver sur ce 108e Tour de France au meilleur de ma condition, c’est-à-dire en étant à 100% de mes moyens, avec de la réussite, et surtout une grande équipe Arkéa-Samsic au départ, actuellement je poursuis avec assiduité ma rééducation post-opératoire de mes deux genoux. Je travaille avec assiduité en compagnie de kinésithérapeutes, ceci dans la perspective de la saison 2021. Mon objectif reste le classement général, de tenter de décrocher un podium même si je sais que la concurrence est de plus en plus vive c’est une nouvelle opportunité pour moi de réaliser cette performance, et 2021 sera une saison meilleure sur le plan physique pour moi afin d’essayer d’atteindre ce but».

« Esta 108ª edición del Tour de Francia reintroduce las contrarreloj individuales, con dos etapas de este tipo de programadas, esto implica que tendremos que realizar una muy buena preparación a la contrarreloj para poder abordar mejor estas dos etapas. Serán etapas muy importantes para la clasificación general al igual que las etapas de montaña, y especialmente la del Ventoux, cuello que me gusta, por supuesto, en la que tengo de Francia, así como las etapas que llegan a la cumbre en los Alpes y los Pirineos. Espero llegar en este 108 Tour de Francia en el mejor de mi condición, es decir, siendo al 100% de de mis medios, con éxito, y sobre todo con un gran equipo Arkéa-Samsic al principio,Actualmente prosigo con asiduidad mi rehabilitación postoperatoria de mis dos rodillas. Yo trabajo sin descanso con los fisioterapeutas en la perspectiva de la temporada 2021. Mi objetivo será la clasificación general, tratar de conseguir un podio, aunque sé que la competencia es cada vez más dura es otra oportunidad para mí para lograr este rendimiento, y el 2021 será una mejor temporada físicamente para mí para tratar de lograr este objetivo 

Arkéa-Samsic