10 octobre 2021

Connor Swift: “Même si je n’ai pas eu de chance, j’aime Paris-Tours »

Connor Swift qui a crevé des deux roues alors qu’il était devant à Vouvray veut retenir la course de l’équipe Arkéa-Samsic sur la classique des feuilles mortes, et la place de 10ème de Amaury Capiot avenue de Grammont. Matîs Louvel signe également un encourageant top 18.

Amaury Capiot

Sur la ligne

« J’avais une condition honorable aujourd’hui sans qu’elle soit toutefois extraordinaire. J’ai un peu mal depuis ma reprise à faire de gros efforts, je peux en produire un mais sans pouvoir les enchaîner. C’est comme cela, c’est dommage, car nous avions des objectifs définis ici, et j’aurais aimé réaliser un top 5, voir même réaliser un podium pour l’équipe Arkéa-Samsic, mais cela n’était pas possible ».

Connor Swift

« Paris-Tours est une belle course que j’apprécie, mais chaque fois je ne peux parvenir à réaliser un bon résultat ici. Cette année encore ce fut le cas. Nous avons vraiment couru devant, en étant bien placés avec cinq coureurs dans la première bordure. Kévin attaque sur le premier secteur de chemin de vignes, c’était vraiment intéressant car cela nous a permis d’anticiper. Lorsqu’il est repris, j’attaque en compagnie de deux autres coureurs. C’était idéal car derrière les gars ont pu suivre les mouvements sans faire d’efforts. Malheureusement, je crève des deux roues, avant et arrière sur le même secteur de chemin de vignes, à Vouvray. Je perds forcément du temps, ma course était alors finie. Amaury signe un top 10, on espérait forcément plus, mais cela reste un bon résultat. Sur une telle classique il convient d’avoir de la chance, sur les courses à venir on peut encore gagner, mais  cette classique également dans le futur ».

Matîs Louvel

« Nous avions cinq coureurs devant après le coup de bordure, et Donavan et moi, étions derrière dans la 2ème bordure. L’écart n’est jamais monté, et je ne me suis affolé. Je savais qu’une fois que l’on serait rentré sur les chemins cela allait attaquer, et que mon peloton allait faire l’effort pour réaliser le jump et revenir devant. Je suis resté tranquille, je ne me suis pas affolé, j’ai toujours suivi le premier groupe du peloton, en comptant bien mes efforts, et effectivement j’ai pu retrouver le premier peloton en fin de course. L’accélération de Démare lors de l’ascension de la dernière côte me fait perdre le contact. J’avais une cartouche je savais que j’en disposais que d’une seule, et lorsqu’il a l’offensive j’ai tout de suite su que cela allait-être compliqué. J’ai essayé de suivre, mais j’ai explosé »

Arnaud Gérard, Directeur-sportif

Le débrief’

« Nous avons bien anticipé le mouvement de la bordure laquelle a dynamité cette édition de Paris-Tours, dans la mesure où nous avons réussi à placer cinq coureurs sur les trente-sept qui se sont propulsés à l’avant. Nous, Arkéa-Samsic, étions l’équipe la mieux représentée devant, mais lorsqu’on vient sur une classique telle que Paris-Tours on connaît les conditions de course que l’on peut rencontrer avec les chemins de vigne, et les possibles crevaisons, pour nous ce fut celle de Connor alors qu’il était devant. Ce sont les aléas de cette course. Mais ce n’est pas là-dessus que je veux m’attarder, je préfère retenir l’attitude de notre collectif sur cette classique avec une envie constate d’aller de l’avant, de créer du mouvement. Ce qu’ont fait tour à tour Kévin, puis Connor. Notre effectif ici était bon, nous avons connu certes de la malchance, mais je souhaite mettre en avant les aspects positifs de notre course. Une chose est certaine, on reviendra sur cette classique avec de l’ambition comme c’était le cas cette année ».