Jonas Vingegaard, double vainqueur du Tour de France, a exprimé son mécontentement concernant l’absence de contrôle de commotion pendant la course Paris-Nice en mars dernier. Après sa chute sur la cinquième étape, le cycliste danois a dû faire face à des symptômes graves, sans toutefois bénéficier du suivi médical adéquat immédiatement après l’incident.
L’absence de contrôle médical après l’accident
Lors de la cinquième étape de Paris-Nice, Vingegaard a chuté violemment, mais a continué la course avant d’abandonner le lendemain. Le lendemain de la chute, il a consulté le médecin de la course en raison de saignements visibles, mais personne ne lui a fait passer un test pour détecter une éventuelle commotion cérébrale. « J’avais du sang sur le visage, mes lunettes étaient brisées, et même une petite blessure au sourcil. J’ai trouvé ça étrange qu’on ne m’ait pas vérifié pour une commotion », a-t-il confié. En conséquence, Vingegaard a dû faire face à des symptômes de commotion pendant plusieurs jours sans savoir s’il en souffrait réellement.
D’après le protocole de la UCI concernant les commotions cérébrales, il est prévu qu’un coureur subissant un impact à la tête soit immédiatement évalué par un médecin, et que des signes tels que la perte de conscience ou des vomissements soient recherchés. Le personnel médical devrait également repérer des signes visibles, comme des blessures au visage, et prendre des mesures appropriées en l’absence de médecins de course. Dans le cas de Vingegaard, aucune de ces étapes n’a été suivie correctement.
Les effets de l’accident sur la santé de Vingegaard
Les jours qui ont suivi la chute, les effets de la commotion sont devenus de plus en plus évidents. Vingegaard a expliqué qu’après s’être réveillé, il avait besoin de faire des siestes prolongées pour se reposer. « Pendant les trois, quatre premiers jours, j’avais vraiment besoin de dormir pendant une heure et demie après chaque heure d’éveil », a-t-il expliqué. Bien qu’il ait pensé pouvoir reprendre l’entraînement après quelques jours, il a finalement dû renoncer : « Après une tentative de sortie, je me suis retrouvé complètement étourdi et nauséeux. » La semaine suivante, il n’a pas touché à son vélo pendant quatre jours.
Le champion danois a également évoqué l’impact de cet accident sur ses ambitions sportives. « Je me sentais bien plus mal que ce que j’avais anticipé. Mais avec du repos, j’ai commencé à me sentir mieux chaque jour », a-t-il ajouté. Bien qu’il n’ait pas couru pendant plusieurs mois, il reste optimiste pour ses objectifs à venir, en particulier le Tour de France, pour lequel il se prépare activement.

Un appel à l’amélioration des protocoles de commotion
Vingegaard, qui a depuis repris l’entraînement, a exprimé le souhait que des tests de commotion plus stricts soient mis en place lors des courses. « Dès qu’un coureur se prend un choc visible à la tête, il faut qu’il soit testé pour une commotion avant de continuer. S’il a des blessures visibles, comme moi, ils devraient au moins me tester », a-t-il souligné. Selon lui, même si la voiture médicale n’était pas encore arrivée au moment de son accident, les protocoles devraient être appliqués dès que possible, en particulier lorsque des signes évidents de commotion sont présents.
Actuellement, Vingegaard se trouve à un camp d’entraînement à Sierra Nevada en Espagne pour préparer le Tour de France. Bien qu’il n’ait participé qu’à 10 jours de course cette saison, il se sent plus motivé que jamais. « Je sais que je ne suis pas encore à mon meilleur niveau, mais je suis ici pour ça », a-t-il déclaré. En se concentrant sur la préparation, il espère être encore plus performant qu’auparavant pour se battre pour la victoire dans le Tour de France.
Si la Vuelta a España est également dans ses projets pour cette année, le Tour reste son objectif principal. Vingegaard a aussi évoqué sa participation aux championnats du monde de cyclisme, qui pourraient avoir lieu en Rwanda, mais cela reste encore incertain.















