Le moment où l’on choisit de s’hydrater – avant, pendant ou entre les repas – influence-t-il notre digestion et notre bien-être ? Si certaines croyances persistent, les spécialistes rappellent qu’il existe surtout de bonnes pratiques à adopter pour profiter pleinement des bienfaits de l’eau et des boissons.
Boire avant le repas : un effet coupe-faim utile, mais à doser
Un grand verre d’eau 15 à 30 minutes avant de passer à table peut procurer une sensation de satiété et éviter de se jeter sur la nourriture. Cela aide aussi à calmer les fringales émotionnelles et, dans certains cas, à stimuler légèrement la dépense énergétique. Ce geste est particulièrement recommandé en cas d’hypotension, mais à éviter si l’on souffre d’hypertension. Pour varier, on peut opter le matin pour un jus de citron dilué (1/3 jus, 2/3 eau), sauf en cas de reflux ou d’ulcère.
Boire pendant le repas : aucun risque pour la digestion
Contrairement à une idée reçue, boire en mangeant ne perturbe pas la digestion et ne provoque pas de ballonnements. Au contraire, cela aide à ramollir les aliments, facilite le travail des sucs digestifs et, chez les personnes ayant moins de salive, améliore la mastication. Prendre de petites gorgées tout au long du repas oblige aussi à ralentir le rythme et à mieux savourer. Idéalement, on privilégie l’eau plate à température ambiante, 2 à 3 verres par repas, avec un dernier verre en fin de repas pour réduire l’acidité gastrique. À éviter : les sodas et boissons gazeuses, même sans sucre. Après le repas, un thé ou un café peut avoir un effet bénéfique sur la glycémie et, sur avis médical, sur l’hypotension postprandiale.
Boire entre les repas : la clé d’une bonne hydratation
Le corps perd en moyenne 2,5 litres d’eau par jour, via la transpiration, la respiration, les urines et les selles. Une partie est compensée par l’alimentation, le reste doit l’être par les boissons, soit environ 1,5 litre quotidien, à ajuster selon l’activité physique ou la chaleur. Il est important de boire régulièrement, sans attendre la soif, signe d’une déshydratation déjà commencée. En revanche, boire de grandes quantités d’un coup n’est pas efficace et peut même provoquer une hyponatrémie (baisse dangereuse du sodium dans le sang) si l’apport en sels minéraux n’est pas suffisant. L’eau reste la meilleure option, mais il faut limiter l’excès de thé et de café, qui réduisent l’absorption du fer et du calcium, et éviter les jus de fruits trop sucrés, même frais.
















