Alors que le Tour de Grande-Bretagne a offert un terrain de jeu royale aux sprinteuses et aux baroudeuses du peloton, le Tour de Suisse Femmes remettra les grimpeuses à l’honneur dès jeudi. À nouveau, l’équipe FDJ-Suez, forte de sa super–escouade de montagnardes, se présente en favorite. Mais cette année, la Suissesse Marlen Reusser joue à domicile et pourrait bien bousculer les plans de Demi Vollering, impériale en 2024. Entre stratégie d’équipe et bataille individuelle, cette épreuve sera le révélateur parfait de la forme des concurrentes avant le Tour de France Femmes et le Giro d’Italia Women.
Les étapes
Au programme : quatre jours de course, dont deux étapes particulièrement sélectives. Pour la première fois, l’étape d’ouverture s’allonge et se transforme en course d’observation sur route, remplaçant le contre-la-montre d’habitude programmé. Les parcours, un peu moins pentus qu’à l’accoutumée, ne comportent pas de finish en altitude, mais les étapes 1, 2 et 4 restent de véritables tests pour les prétendantes au classement général (GC), selon le calendrier fixé par l’Union cycliste internationale (UCI).
Étape 1 : Jeudi 12 juin — Gstaad à Gstaad (96,4 km)
Le peloton démarrera sur les chapeaux de roue dès la première montée de catégorie 2, inaugurant l’ascension 7,4 km après le départ. Un échauffement modéré avant un second col de 7,9 km à 8 % de moyenne (pics à 10 %), véritable rampe d’accès pour les plus audacieuses. Sur ce terrain, une attaque lointaine peut parfaitement surprendre : on imagine bien Reusser, fine stratège, partir en contre-attaque pour forcer ses rivales à réagir.
Malgré sa courte distance de 96,4 km, la difficulté de l’étape incite à garder des cartouches pour la fin, car il restera encore 64 km après le deuxième sommet. La dernière section de 35 km, en légère montée, pourra isoler celles dont les réserves auront fondu, ou compliquer la jonction sur une éventuelle échappée victorieuse.
















