Le 27 juillet prochain, la dernière étape du Tour de France ne s’achèvera pas sur les célèbres pavés des Champs-Élysées… mais sur les hauteurs mythiques de Montmartre ! Une première qui promet du spectacle et bouscule les habitudes d’une course souvent figée dans la tradition.
Une arrivée inspirée par les Jeux olympiques
Cette ascension vers la butte Montmartre, inédite dans l’histoire du Tour, s’inspire directement du tracé des épreuves de cyclisme sur route des JO de Paris 2024, qui avaient rassemblé plus d’un demi-million de spectateurs. À cette occasion, les meilleurs grimpeurs du monde avaient dû franchir à plusieurs reprises les ruelles abruptes du quartier, sous les yeux du Sacré-Cœur.
L’organisation a souhaité rendre hommage à cet engouement populaire en intégrant une portion spectaculaire et exigeante dans l’ultime étape. Les coureurs devront donc affronter les pentes étroites de Montmartre avant un final qui s’annonce explosif et plein de charme.
Une rupture avec 50 ans de tradition
Depuis 1975, le Tour s’achevait chaque année sur l’avenue des Champs-Élysées, offrant un décor majestueux mais un scénario souvent prévisible. Cette édition 2025, qui coïncide avec le cinquantenaire de cette tradition, choisit donc de la célébrer en… la contournant.
La montée vers Montmartre apportera un vent de fraîcheur et de suspense. « C’est un choix audacieux, mais chargé de symbolique », explique l’organisation, en promettant une étape « conçue pour marquer les esprits ».
Ce retour à Paris, après une édition 2024 conclue à Nice en raison des préparatifs olympiques, marquera aussi une forme de reconnexion entre le Tour et la capitale, sur un terrain moins attendu.
Un final au sommet pour les prétendants au maillot jaune
Côté compétition, cette montée finale pourrait bien bousculer le classement général, surtout si les écarts sont serrés. On pense bien sûr à Tadej Pogacar, qui vise un quatrième sacre, ce qui le placerait dans le cercle très fermé des quintuples vainqueurs du Tour. Face à lui, Jonas Vingegaard, son grand rival danois, ne compte pas se laisser distancer.
Difficile de dire si cette arrivée au cœur de Paris favorisera les grimpeurs ou les puncheurs, mais une chose est sûre : les amateurs de cyclisme auront droit à une fin d’étape aussi esthétique que palpitante.
Entre pavés parisiens, pentes raides et décor de carte postale, Montmartre offrira au Tour un écrin inédit, loin des lignes droites d’habitude. Un virage historique qui pourrait bien devenir, qui sait, une nouvelle tradition à part entière.















