Un casque pas très élégant, une stratégie risquée… et pourtant une victoire éclatante. Lors de la 4e étape du Giro 2025, le Néerlandais Casper van Uden a prouvé que parfois, la vitesse vaut bien quelques concessions esthétiques. Son équipe Picnic PostNL a misé sur un choix technique inattendu : des casques de contre-la-montre en plein sprint final. Résultat ? Un coup de maître.
Une stratégie millimétrée jusqu’au sommet du crâne
Alors que la majorité du peloton arborait des casques classiques au départ d’Alberobello, certains coureurs de Picnic PostNL ont troqué leur couvre-chef habituel pour un modèle plus aérodynamique à l’approche des derniers kilomètres. Van Uden et ses équipiers ont ainsi enfilé un casque Victor KinetiCore de chez Lazer, conçu pour le contre-la-montre, avec visière intégrée.
Ces modèles, souvent jugés peu élégants, sont pourtant taillés pour la performance. Sur le circuit technique de Lecce, cette optimisation a permis au train de l’équipe néerlandaise d’amener son sprinteur dans les meilleures conditions. Van Uden a su saisir cette occasion pour décrocher la plus belle victoire de sa carrière, devant Olav Kooij et d’autres cadors.
Quand l’efficacité l’emporte sur l’apparence
Van Uden ne s’en cache pas : ce choix a pu surprendre, mais il était mûrement réfléchi. « Ce casque n’est peut-être pas le plus sexy, mais il est plus rapide, alors je le porte », a-t-il déclaré en conférence de presse. Et de rappeler que dans le haut niveau, les petits détails font souvent la différence.
L’exemple n’est pas isolé : des coureurs comme Wout van Aert ou Niklas Behrens avaient déjà opté pour ce type de casque plus tôt dans la saison, avec succès. La performance de Van Uden renforce la tendance : l’aérodynamisme est roi, même au détriment de l’esthétique.
Une victoire décisive pour l’équipe
Au-delà de l’exploit individuel, ce succès représente une bouffée d’oxygène pour Picnic PostNL, en quête de points UCI cruciaux pour éviter une relégation en fin de saison. Avec cette étape, l’équipe empoche 180 points qui pourraient peser lourd dans la balance.
Mais plus que les chiffres, c’est la confiance retrouvée qui marque cette journée. À 23 ans, Van Uden se félicite d’avoir été soutenu et cru par toute son équipe : « Je pense que j’ai gagné parce que je le voulais vraiment et parce que tout le monde y croyait. Ça change tout. »
Casques aéros, esprit d’équipe, confiance en soi… La recette de la victoire de Van Uden n’est peut-être pas très conventionnelle, mais elle fonctionne. Et à ce rythme, il se pourrait bien qu’on voie ces drôles de casques revenir dès l’étape 6 à Naples, bien vissés sur les têtes d’un peloton où chaque seconde compte.
















