À l’approche de l’âge avancé, chacun redoute l’ombre de la démence, qui grignote peu à peu mémoire et autonomie. Pourtant, une pratique à la portée de tous, à la fois conviviale et stimulante, pourrait repousser son apparition de plusieurs années. Des chercheurs de l’Université de Rush ont suivi près de 2 000 seniors pour mesurer l’impact de leurs interactions. Le résultat ? Quelques rencontres régulières suffisent à entretenir la santé du cerveau et à freiner le déclin cognitif.
Démence : cette activité réduirait le risque de 38 % sur une période de 5 ans
L’Organisation mondiale de la santé estime que près de 40 % des cas de démence sont liés à des facteurs modifiables, dont l’isolement social. Dans une étude publiée en décembre 2024 dans Alzheimer’s & Dementia, des chercheurs américains ont analysé 1 923 participants, tous âgés de 80 ans en moyenne et exempts de troubles cognitifs au départ. En évaluant chaque année leur fréquence d’activités sociales — bénévolat, visites à des proches, fêtes, engagements communautaires — ils ont observé que les plus actifs voyaient leur risque de démence diminuer de 38 % sur cinq ans.
Une bonne habitude qui aiderait à maintenir l’activité cérébrale
Au-delà du simple plaisir de se retrouver, ces échanges sollicitent des réseaux neuronaux complexes, enchaînant discussions variées et résolution de problèmes sociaux. Selon Bryan James, professeur associé de médecine interne à Rush, « participer régulièrement à des interactions, c’est comme offrir un entraînement cérébral quotidien ». L’étude révèle aussi une baisse de 21 % du risque de déficience cognitive légère, état précurseur de la démence selon l’Assurance Maladie.
















