Après une première journée spectaculaire, l’étape 2 du Tour de France 2025 a réservé son lot de surprises sous la pluie, sur un parcours rendu glissant et dangereux. Voici ce que vous n’avez probablement pas vu sur les routes du Pas-de-Calais.
Une arrivée sous tension
À Lauwin-Planque, un orage a retardé les départs de dix minutes, inondant les accès et transformant la petite ville en piège logistique. Les coureurs ont dû descendre en urgence de leur bus, enfiler leurs vestes étanches et ajuster leurs pneus en catastrophe. Même les équipes techniques ont dû improviser : la caravane du Tour s’agrandit, mais les routes rurales restent étroites, rappelant que la modernité trouve parfois ses limites face à la météo.

La pluie sème le désordre
La course a débuté sous une pluie battante, rendant la première heure particulièrement éprouvante. Le peloton, encore un peu groggy, a dû résister aux attaques de quatre coureurs échappés : Armirail, Fedorov, Van Moer et Leknessund. L’union sacrée du peloton a mis fin à leur tentative juste après le sprint intermédiaire, pallier aux tensions nées des premiers contacts entre sprinters.
Un final démentiel
Les dix derniers kilomètres ont chauffé les esprits. À la Côte du Haut Pichot, les leaders ont imposé un rythme effréné, creusant des écarts. Puis, à Saint-Étienne-au-Mont et Outreau, la course a corsé : les attaques fusaient, l’allure ne faiblissait jamais, et chacun cherchait une ouverture. Finalement, c’est dans la courte montée finale que le spectacle a explosé.
Van der Poel, l’architecte du chaos
Dans le dernier kilomètre, Florian Lipowitz a lancé les hostilités. Puis, dans un élan spectaculaire, Julian Alaphilippe a tenté un coup furtif. Mais c’est Mathieu van der Poel qui a joué les pièces maîtresses : puissant, taillé pour ces ultimes efforts, il a débloqué le sprint, dépassant Pogacar d’un souffle et endossant le maillot jaune, après un duel au sommet. Une performance digne de 2021, marquée par la combativité et la stratégie.

Rivalité Pogacar – Vingegaard : un tournant
Jonas Vingegaard, annoncé « plus costaud » cette année, s’est enfin montré offensif. Un nouvel état d’esprit qui s’est traduit par une attaque dans la descente à cinq kilomètres de l’arrivée. Il a mis Pogacar en difficulté, distillant un signal clair : sa posture est désormais active et agressive. Pogacar, quant à lui, se contente d’un « Il est trop rapide pour moi », reconnaissant à mots couverts sa vitesse d’exécution.
Tensions à l’intermédiaire
L’intermédiaire a été le théâtre d’un accrochage entre Jonathan Milan et Biniam Girmay, un geste d’épaule jugé trop vif, déclenchant des réactions passionnées. Milan, frustré d’être passé à côté de la bonne échappée dès le premier jour, s’est laissé emporter ; un petit coup de sang vite apaisé, avec des excuses immédiates. Un rappel que la tension est à son comble et que chaque point compte dans la quête du maillot vert.

Un vol à l’arrière-plan
Entre deux cols, une menace d’un autre type a secoué Cofidis : dans la nuit, onze vélos ont été volés dans le camion d’équipe près de Lille, représentant plusieurs centaines de milliers d’euros. Heureusement, l’équipe a pu se débrouiller pour trouver des montures de rechange – un coup dur, mais pas de quoi faire plier leur moral ni leur participation.
L’étape 3, lundi 7 juillet, verra les coureurs passer de Valenciennes à Dunkerque sur 178 km. Un parcours plat… mais potentiellement dangereux en cas de vent latéral. Le spectacle s’annonce électrique une nouvelle fois.

















