Depuis l’étape d’Asiago, l’infatigable Primož Roglič peine à dissimuler la douleur. Après une troisième chute en quelques jours, son équipe, Red Bull Bora Hansgrohe, envisage sérieusement un abandon médical pour préserver sa carrière. Entre l’inquiétude du staff et le moral du champion, découvrez comment les blessures ont bouleversé ses ambitions sur le Giro d’Italia.
Perte de temps sur la route d’Asiago
Sur la quinzième étape, la fibrillation de son corps n’a laissé aucune place à l’espoir : Roglič a concédé 1 minute 30 secondes face à ses rivaux, rétrogradant à la dixième place, à 3 min 53 s du maillot rose, Isaac del Toro (UAE Team Emirates-XRG). Cette défaillance n’est pas due à un manque de jambes, mais à une douleur persistante née d’une chute précédente.
Des blessures aux multiples conséquences
Le directeur sportif Christian Pömer l’a clairement expliqué : « Il ne sert plus à rien de masquer ses souffrances ; aujourd’hui, la vérité est sous nos yeux » . Malgré un départ confiant, Roglič a souffert dès le Monte Grappa, où il a tenté de suivre l’attaque d’Egan Bernal. Sur le plateau d’Asiago, isolé, il n’a pas pu rester au contact de ses coéquipiers.
Une possible décision médicale
Le couperet pourrait tomber lors de la journée de repos lundi : « La santé prime avant tout, c’est la philosophie de Red Bull Bora Hansgrohe », a rappelé Pömer . Seuls le médecin de l’équipe et l’athlète pourront trancher. Le règlement interne confie ce choix au staff médical, en concertation avec le coureur lui-même.
Un profil bas après trois chutes
Depuis sa chute en Toscane puis celle à Gorizia, Roglič affiche un discret sourire de soulagement après chaque ligne d’arrivée : « Je suis juste content d’avoir terminé », a-t-il lâché en regagnant le bus de l’équipe, essoufflé mais déterminé. Les images de la TNT Sports montrent un champion abattu, conscient que chaque projet sportif a ses imprévus.
Un rétablissement pas encore acquis
Comme le souligne Pömer, « en Grands Tours, il faut une semaine pour récupérer d’une chute : c’est mathématique ». Malgré l’esprit combatif dont il a fait preuve, Roglič pourrait voir ses rêves de podium s’envoler. Quoi qu’il arrive, son parcours sur ce Giro restera le symbole d’une volonté à toute épreuve et de la fragilité inhérente au cyclisme professionnel.















